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Vaud: Crise du coronavirusLes hôpitaux débordent et les lieux de divertissement doivent fermer

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Fin de la conférence de presse

Ce qu'il faut retenir:

-Le système hospitalier atteint doucement ses limites. La question du tri des patients pourrait très bientôt se poser.

- Les lieux de divertissement ferment. Musées, théâtres, restaurants, bars sont par exemple concernés.

Jusqu'au 30 novembre au moins.

Ecoles, commerces, lieux de soin à la personne restent ouverts.

Des mesures économiques d'aide seront présentées jeudi.

Merci de nous avoir suivis.

Nuria Gorrite :

"Nous ne protégeons pas un système. Nous protégeons des hommes et des femmes qui ont besoin d'une prise en charge."

Voilà pourquoi les mesures sont prises, dit-elle.

"Nous sommes toutes et tous à un problème de santé potentielle", rappelle Nuria Gorrite. Aujourd'hui la perspective de ne plus pouvoir prodiguer les soins est réelle.

Genève, ça a mis la pression ?

Des coordinations ont lieu, dit Nuria Gorrite.

Mais les cantons sont souverains, rappelle-t-elle. Et la situation entre nos deux cantons n'est pas la même. Notamment parce que Genève est un canton-ville.

"Nous nous sommes alignés sur Jura, Neuchâtel et Fribourg", pour une question de compréhension aussi.

Vaud a aussi pris le temps d'élaborer un plan de soutien financier pouvant rapidement être annoncé après l'annonce de nouvelles mesures. Ce, lors de séances extraordinaires tenues lundi et mardi.

"Nous travaillons à la vitesse du virus."

Qu'est-ce qui a changé depuis vendredi ?

Personne n'a dit que tout allait bien à ce moment, souligne Rebecca Ruiz.

La situation des hôpitaux est suivie "au jour le jour". A tous les niveaux.

"Vendredi, nous avions annoncé que des mesures additionnelles allaient devoir être prises". Nous y sommes. "Avons toujours dit que nous allions calibrer les mesures en fonction de l'évolution sanitaire. Aussi pour qu'elles puissent être comprises" par la population.

Manifestations politiques, telles que celle samedi dernier à Lausanne, interdites

L'ordonnance fédérale autorise les manifestations politiques.

Et Lausanne a autorisé la manif de samedi dernier, comme le permet l'ordonnance.

Mais, dit Béatrice Métraux, celle-ci permet d'être plus restrictifs. Voilà pourquoi le Conseil d'Etat a désormais décidé d'interdire les manifestations politiques.

Pourquoi les aides financières tardent-elles ?

Parce que la définition des cas de rigueur est fédérale.

Elle stipule que la confédération donne 50% de la manne, le reste étant payé par le canton. Si Vaud décide de sortir de ce cadre et aider des cas non réglés par l'ordonnance fédérale, c'est 50% de l'aide financière qui est perdue.

Cette ordonnance sera publiée mercredi. D'où les annonces vaudoises prévues jeudi.

"Franchement, dans la situation de crise que nous traversons, je ne vois pas comment le canton peut aller plus vite", dit Philippe Leuba.

La protection civile et armée

La PC est déjà à pied d'oeuvre.

Demande a été adressée à l'armée pour obtenir de l'aide: Vaud veut 90 soldats sanitaires.

Renfort des contrôles dans l'espace public

Manifestations et rassemblements seront eux aussi très surveillés.

Pour tous les secteurs, deux types de sanctions seront généralement possibles:

- pénales: les amendes peuvent aller à 10 000 francs

- administratives: fermetures.

Chantiers

Là aussi, des contrôles seront effectués sans relâche.

Contrôles, contrôles, contrôles

Les violations des décisions cantonales entraîneront des fermetures de la part de la police du commerce.

Béatrice Métraux, ministre de la sécurité

"Laisser ouverts les commerces, ça signifie bien évidemment que tous les plans de protection doivent être écrits, vérifiés et appliqués. Des contrôles quotidiens seront effectués."

Les "task force" police du commerce et celle des chantiers sont réactivées.

Télétravail

Le délai pour y passer est à lundi prochain, 9 novembre.

"Nous demandons à l'ensemble de l'économie de le faire."

Alors que les classes de l'école obligatoire et post-obligatoire restent ouvertes.

Port du masque encore étendu

Tous les endroits clos sont concernés.

Le type de masque est spécifié: pas de visières.

Petit rappel: sous le nez, le masque n'est qu'à moitié efficace.

Philippe Leuba, ministre de l'économie

Fermer les commerces, c'est provoquer des demandes de RHT.

Or les guichets n'ont pas pu suspendre le traitement des dossiers ordinaires (ex: les chômeurs), sur ordre fédéral. Il leur serait impossible de faire face aux demandes.

"Tous les commerces restent ouverts"

Textiles et coiffeurs par exemple.

"Par souci d'équilibre entre impératifs sanitaires et conséquences économiques". A noter que ce ne sont "pas des clusters", souligne Philippe Leuba.

A nouveau, les contrôles seront strictes.

Etablissements publics

Restos, cafés, bars et buvettes ferment.

Tout comme les "établissements de loisir". Musées, saunas, galeries, théâtres par exemple.

Les hôtels restent ouverts et leurs restaurants sont ouverts aux clients qui y séjournent.

Sport

Maintient pour les jeunes, jusqu'à 16 ans.

Et seuls les professionnels pour poursuivre les sports avec contacts.

Manifestations publiques et privées

Ce sera 5 et c'est tout !

Exceptions:

- cellules familiales

-réunions des parlements communaux et cantonaux

- récolte des signatures

- funérailles: stricte intimité

- autres manifestations religieuses, limitées à 5

- réunions d'organismes internationaux

- réunions professionnelles: limitées à 30, avec port du masque, distance et aération des locaux

Philippe Leuba, ministre de l'économie: contrôles accentués

Tout le dispositif de contrôle du printemps dernier est à nouveau mis en place. Pour s'assurer du respect strict des mesures. Celui-ci est la seule chance d'éviter des fermetures plus larges, notamment des commerces et des entreprises.

Philippe Leuba, ministre de l'économie

Les mesures de jeudi:

Plan "sans précédent" de soutien à notre économie. Ce dans les secteurs les plus frappés. Il est "plus important" que celui de la première vague et sera détaillé jeudi matin. Mercredi, la confédération présentera son ordonnance qui fixe les cas de rigueur.

24 commentaires
    BM

    Il a fallu que le système de santé soit débordé pour réagir. Pourtant les signaux étaient au rouge foncé depuis longtemps. Les signaux ne suffisant pas on aurait dû activer les sirènes, le tocsin n’existant plus.