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Portrait de Michele PennettaEn quête de beauté sur les décharges

Le Lausannois d’adoption né en Italie a tourné «Il mio corpo» en Sicile. En lice pour le Prix du cinéma suisse.

Michele Pennetta, réalisateur d’«Il mio corpo», ici au Musée de zoologie de Lausanne. «J’ai toujours aimé les musées de zoologie parce que ce sont des endroits plus silencieux que n’importe quelle bibliothèque, avec une mise en scène de la nature qui ressemble presque au cinéma.»
Michele Pennetta, réalisateur d’«Il mio corpo», ici au Musée de zoologie de Lausanne. «J’ai toujours aimé les musées de zoologie parce que ce sont des endroits plus silencieux que n’importe quelle bibliothèque, avec une mise en scène de la nature qui ressemble presque au cinéma.»
Odile Meylan

S’il fallait brosser le portrait de Michele Pennetta de la manière dont il réalise ses films, il faudrait tourner autour du pot pendant des mois. Le cinéaste italien, basé à Lausanne depuis plus de dix ans, avoue faire confiance à la lenteur. «C’est ma valeur ajoutée, mon luxe.» Passionné par les flux migratoires, le documentariste ne veut rien précipiter. «D’ailleurs, avant de me lancer là-dedans, il m’a fallu cheminer moi aussi. Avec ce troisième long métrage sur la clandestinité, «Il mio corpo», j’ai brouillé davantage la frontière entre le réel et la fiction. En tout, je suis resté presque deux ans en Sicile, pas en continu, pas dans le format d’un tournage classique.»

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