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Développement durableÉnergie: Morges passe à la vitesse supérieure

La Ville s’est dotée d’une planification énergétique territoriale afin d’atteindre ses objectifs en 2035.

La nouvelle capitainerie de la Ville a été couverte de panneaux solaires afin de suivre le cap de la stratégie énergétique 2035.
La nouvelle capitainerie de la Ville a été couverte de panneaux solaires afin de suivre le cap de la stratégie énergétique 2035.
Ville de Morges

En novembre 2018, le chef-lieu du district annonçait une stratégie énergétique visant à accomplir les objectifs fixés par la Confédération. Deux ans plus tard, la Municipalité a présenté les grands principes permettant de tenir ses engagements. «On peut dire que nous passons à la vitesse supérieure, image le syndic, Vincent Jaques. C’est un enjeu cardinal de la Municipalité qui figure en très bonne place dans notre programme de législature. Une étape supplémentaire qui ouvre gentiment les portes du concret.» La planification énergétique territoriale se décline en cinq principes. Le premier concerne la rénovation du parc bâti et a pour objectif de réduire de 17,6% les besoins en chaleur des bâtiments à Morges par rapport à 2017. Pour y parvenir, l’Exécutif a l’ambition de rénover 1,2% de la surface par année, soit l’équivalent de seize immeubles ou de 100 villas.

«Le deuxième principe vise à rendre notre gaz plus respectueux de l’environnement, déclare Jean-Jacques Aubert, municipal en charge des Énergies. Nous allons dès lors injecter du biogaz dans le réseau avec l’objectif que ce type représente 10% du total en 2035.» Le municipal a par ailleurs affirmé la volonté de la Ville de privilégier le gaz renouvelable produit sur le territoire morgien, puis celui certifié d’origine suisse et en dernière option européen.

Réseaux thermiques de pointe

Si l’installation du réseau d’aquathermie en a fait voir de toutes les couleurs aux automobilistes ces derniers mois en ville de Morges, provoquant de nombreux travaux sur des axes très utilisés, c’est pour le bien-être de la planète. Ce système de chauffage par l’eau du lac est en effet l’un des moyens retenus afin de couvrir 28% des besoins en chaleur des habitants. L’Exécutif compte aussi sur le chauffage au bois qui devrait passer de 1,7% à 12% en 2035. Dans son troisième principe, la Ville compte développer encore ces réseaux thermiques alimentés principalement par des sources d’énergie renouvelable et s’y raccorder au maximum.

Quatrième enjeu capital et non des moindres, la diminution du recours au mazout et au chauffage électrique au profit d’énergies renouvelables. «Nous aimerions remplacer environ 50 chauffages par an, développe Jean-Jacques Aubert. Cela représenterait en 2035 73% des chauffages à mazout et 68% des électriques.»

Finalement, cinquième et dernier principe retenu pour mener à bien la stratégie énergétique 2035, le développement de la production électrique locale. Dans ce but, la Municipalité s’est fixé pour objectif d’installer 3000 m² de panneaux solaires par année. «Nous avons déjà commencé à installer des centrales photovoltaïques sur plusieurs constructions communales, appuie Philippe Deriaz, municipal en charge de l’Environnement et de la Gestion des bâtiments. Nous souhaitons aussi soutenir les propriétaires qui veulent le faire via notre fonds d’encouragement.»