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Prise d’otage à Essert-sous-Champvent
L’assaillant a résisté à un tir de taser avant d’être abattu

L’angoisse aura duré près de quatre heures. Douze passagers, selon le compte final de la police, et le mécanicien d’un train reliant Sainte-Croix à Yverdon-les-Bains ont été retenus en otage, jeudi soir, par un homme armé d’une hache, d’un marteau et d’un couteau, avant que ce dernier soit mortellement blessé par un tir de la police.

Selon nos sources, plusieurs voyageurs ont été attachés et menacés. Alertée à 18 h 35, les forces de l’ordre ont déployé un très important dispositif en gare d’Essert-sous-Champvent, où le train était arrêté. Aucun des otages n’a été blessé. Le conseiller fédéral Beat Jans, chef du Département fédéral de justice et police, a exprimé sa «vive émotion».

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Après plusieurs heures de négociation, notamment via WhatsApp avec des négociateurs, l’équipe d’intervention a profité d’une opportunité pour s’interposer, quand le preneur d’otage s’est éloigné des passagers pour aller fumer au centre du train, vers 22 h 15. Des explosifs de diversion ont détourné son attention. Les membres du groupe d’intervention se sont ensuite placés entre l’homme menaçant et les otages.

Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale vaudoise détaille lors d’une conférence de presse les circonstances de la prise d’otage, aux côtés du colonel Alain Gorka, commandant de la Gendarmerie vaudoise, du procureur général Eric Kaltenrieder et d’Alexandre Schweizer, procureur de service.

«L’individu armé a continué sa course en direction des otages. Un membre de l’unité a alors fait usage de son arme afin de le neutraliser.»

Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale

«L’un d’eux a d’abord fait usage de son taser pour immobiliser l’homme qui se précipitait sur eux. L’individu armé a néanmoins continué sa course dans leur direction et celle des otages. Un deuxième membre de l’unité a alors fait usage de son arme afin de le neutraliser. L’homme a été mortellement touché et aucun otage n’a été blessé», détaille la police cantonale vaudoise. Mortellement blessé, le preneur d’otage est décédé sur place malgré la présence d’un médecin au sein de l’unité d’intervention.

Lors d’une conférence de presse tenue tard dans la nuit de jeudi à vendredi, le procureur général Eric Kaltenrieder a annoncé que «le Ministère public central se charge de cette enquête». Elle doit établir clairement les déplacements et les motivations de l’auteur. Le preneur d’otage, âgé de 32 ans, serait un requérant d’asile de nationalité iranienne, dont le dossier est attribué au canton de Genève.

Après l’intervention, le corps de l’assaillant est resté jusqu’à 1 h 45 dans la rame en gare d’Essert-sous-Champvent, avant d’être levé par les pompes funèbres.

«D’après les premiers éléments de l’enquête, ses motivations seraient dues à ses conditions de requérant d’asile, ainsi qu’à sa volonté insistante d’avoir des contacts avec une collaboratrice d’un centre de requérants d’asile. La police avait d’ailleurs dû intervenir à plusieurs reprises à cause de son comportement», précise encore la police cantonale.

Le dispositif déployé autour de la petite gare isolée d’Essert-sous-Champvent comprenait une soixantaine de policiers, dont les membres des groupes d'intervention vaudois du Dard et du GIPL, avec l’appui de tireurs d’élite genevois, ainsi qu’un dispositif sanitaire d’une trentaine de personnes. Un hélicoptère de l’armée a également survolé la zone.

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Le flou demeure quant à la gare où il est monté à bord du train, parti de Sainte-Croix à 18 h 06. La vidéosurveillance de la rame et des gares de la ligne doit être exploitée.

Le sang-froid du mécanicien

Au terme de l’intervention, les passagers ont été transportés au centre de la gendarmerie mobile à Yverdon-les-Bains, où une cellule d’accueil et de soutien psychologique a été mise en place pour eux et leurs proches. Des auditions ont suivi dans le cadre de l’enquête.

«Le mécanicien du train s’est beaucoup occupé du bien-être des voyageurs. Il a eu du sang-froid et une attitude exemplaire», salue Marine Kerhoas, la responsable communication de l’entreprise de transport Travys, qui a pu échanger brièvement avec lui avant sa prise en charge par les psychologues et enquêteurs.

«Selon nos informations, il était en interaction avec le preneur d’otages et a contribué à calmer la situation», a également indiqué à l’ATS Daniel Reymond, le directeur de Travys. Le responsable des mécaniciens s’est par ailleurs déplacé à Essert-sous-Champvent, pour donner des informations à la police concernant les accès au train régional. L’engin a été placé sous séquestre et descendu au dépôt.

Jeudi, le trafic ferroviaire a été interrompu depuis 18 h 30 jusqu’à la fin du service. Des bus de remplacement ont circulé. La circulation des trains a repris normalement vendredi matin sur la ligne Yverdon-Sainte-Croix.