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Fin de mandat à Genolier«Être femme en politique est plutôt un atout»

Florence Sage quitte son poste de syndique après deux législatures et 22 ans à la Municipalité. Elle raconte.

Florence Sage, syndique de Genolier, pose devant le bâtiment de l’administration communale. Son premier combat politique, gagné, fut de refuser qu’on déplace la fontaine qui est derrière elle.
Florence Sage, syndique de Genolier, pose devant le bâtiment de l’administration communale. Son premier combat politique, gagné, fut de refuser qu’on déplace la fontaine qui est derrière elle.
CHRISTIAN BRUN

Rien ne la prédestinait à devenir la «cheffe» de sa Commune. Une histoire de village a mené Florence Sage (Rattaz, à l’époque) à se porter candidate au Conseil communal, en 1996. «Deux camps bataillaient pour savoir s’il fallait déplacer la fontaine du centre. J’étais contre, dans le groupe Genolier Demain. C’était juste avant les élections. Le groupe a déposé une liste. Je me suis inscrite.» Sans savoir que cette décision allait l’engager pour 25 ans de politique locale et régionale.

Cette Genevoise d’adoption arrivée du bout du lac à Genolier en 1973, à l’âge de 11 ans, était élue tacitement à la Municipalité en 1999 pour succéder à Claudine Deferne. «J’étais la seule femme du collège municipal, et la plus jeune mais le syndic Gilbert Dumont m’a tout de suite pris sous son aile. Évidemment, comme c’était l’habitude quand il y avait une femme, on m’a donné les écoles, ce qui me convenait parfaitement.»

«Je ne me suis jamais sentie discriminée parce que j’étais une femme.»

Florence Sage, syndique de Genolier.

Femme de contact et de consensus, mais sachant faire preuve de fermeté, Florence Sage a gagné la confiance de ses collègues, des membres du Conseil, et de la population. «Je ne me suis jamais sentie discriminée parce que j’étais une femme. Je pense plutôt qu’être une femme en politique est un atout. Nous n’agissons pas selon des schémas préétablis. Nous avons de la flexibilité et plus d’une corde à notre arc pour convaincre et pour interagir.»

Après douze ans de Municipalité, son accession au poste de syndique en 2011 s’est faite naturellement. «Là, j’ai dû prendre mes marques et me montrer plus affirmée pour présider le collège, reconnaît-elle. Mais il n’y a jamais eu de heurts et je n’ai jamais été minorisée parce que j’étais une femme. De même lorsque j’ai eu des responsabilités au sein du Comité directeur du Conseil régional du district de Nyon. Mon plus grand plaisir, c’est la proximité avec les gens du village, même si cela prend plus de temps d’aller acheter son pain le dimanche matin. Je souhaite aux suivants de pouvoir aussi travailler en bonne intelligence, car alors, cette fonction est un cadeau.»