Rien de tel qu’un peu de sport pour se changer les idées. Vous connaissez sans doute cette sensation de bien-être, ce relâchement de l’esprit que l’on éprouve pendant et après l’effort physique. C’est un phénomène semblable que l’on sent poindre en Suisse en ce moment, à la faveur des succès de notre équipe nationale de football à l’Euro 2024. Et il tombe à pic.
Le climat, sans mauvais jeu de mots, est morose à bien des égards. Le mois de juin, inhabituellement gris et pluvieux, a été ponctué d’intempéries violentes et meurtrières dans les Alpes. Le pays panse ses plaies tant bien que mal. Sans oublier l’instabilité politique mondiale, la guerre à nos portes, la montée de l’extrême droite en Europe…
Dès lors, l’épopée des hommes de Murat Yakin en Allemagne nous offre une distraction bienvenue. Elle fait naître un élan positif contagieux: même celles et ceux qui suivent habituellement le football de très loin se prennent à s’enthousiasmer, à espérer que la Nati remporte son prochain match.
Samedi 6 juillet, face à l’Angleterre, c’est un quart de finale de tous les possibles qui nous attend. Nous sommes des millions à avoir envie de ces émotions collectives, de ces bonheurs simples au parfum d’été. Et pourquoi ne pas rêver d’aller tout au bout, jusqu’en finale? Après tout, il s’agit du royaume de l’imprévisible que décrivait, en fin connaisseur, feu l’écrivain genevois Georges Haldas.
C’est du football, rien que du football, mais c’est aussi tellement plus que cela. Ce sport-là fait du bien à l’âme.
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Éditorial – football – Cette Suisse-là nous fait du bien
Les performances de notre équipe nationale à l’Euro 2024 colorent un début d’été morose. Et font naître le fol espoir d’une finale.