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Euro 2024
L’équipe de Yakin a un groupe à sa portée

La Hongrie de Marco Rossi, l’Écosse de Steve Clarke et l’Allemagne de Julian Nagelsmann: c’est le programme qui attend la Suisse ces dix prochains jours.
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L’équipe de Suisse n’est sans doute plus grand-chose dans le concert international, alors il ne faut présumer de rien. Mais sur le papier, le tirage au sort dont elle a hérité pouvait difficilement mieux la servir. Aussi, le calendrier qui attend la Suisse est bon à prendre. Le détail, match par match.

La Hongrie (le 15 juin à 15 h)

Ce n’est plus une surprise de retrouver les Magyars à l’Euro, eux qui étaient déjà là en 2016 et en 2020 (disputé en 2021). Huitième de finaliste la première fois, éliminée en poules la deuxième, la Hongrie n’est certes plus la grande nation de football des années 50, mais elle progresse.

Dans les rangs de la sélection de l’Italien Marco Rossi, une star: le capitaine Szoboszlai, qui évolue à Liverpool. Le reste? Plusieurs joueurs issus de Bundesliga, et une tête connue du football suisse, en l’occurrence Bolla, qui portait le maillot de Servette cette saison.

Pas facile, mais le devoir pour la Suisse de répondre présent d’entrée.

L’Écosse (le 19 juin à 21 h)

Selon le classement FIFA, il s’agit de la sélection la plus faible de ce groupe A. Il ne s’agit pas de la sous-estimer non plus, parce que la Suisse ne se balade jamais vraiment face aux équipes britanniques. Défi physique garanti.

Parce que l’Écosse de Steve Clarke ne peut pas vraiment s’appuyer sur des grands noms, excepté le latéral gauche de Liverpool Robertson, voire le milieu de Manchester United McTominay. Forcément coriace, la «Tartan Army» espère faire mieux qu’en 2021, lorsqu’elle était sortie en poules.

L’Allemagne (le 23 juin à 21 h)

Il vaudrait mieux que la Suisse n’ait pas à jouer sa qualification sur ce match-là. De fait, chez elle, la Nationalmannschaft est l’une des grandes favorites de l’Euro. Malgré les échecs qu’elle a connus en 2018, 2021 ou 2022. L’Allemagne est persuadée que tout cela appartient au passé.

Une euphorie a en effet gagné la République fédérale ces derniers mois. Notamment depuis la nomination de Julian Nagelsmann (pas encore 37 ans) l’automne dernier. Le rêve d’un Sommermärchen («un conte d’été»), comme lors du Mondial 2006, la gagne.