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Euro 2024 – Revue de presse
Gli Azzurri se méfient de la Suisse

La presse sportive italienne estime que le tableau de la Nazionale est favorable. Pour en profiter, il faudra d’abord battre la Suisse samedi prochain.
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À la veille du huitième de finale contre la Suisse, la presse italienne tente de rassurer le pays en faisant appel à l’histoire. Niveau palmarès, il n’y a pas photo. Les Transalpins ont gagné quatre Coupes du monde et deux Championnats européens. La Suisse, zéro trophée majeur. De plus, selon «Tuttosport», le bilan des confrontations entre les deux nations est nettement favorable à la Nazionale: 29 victoires, 8 défaites et 24 nuls. Le dernier succès de la Nati remonte à 1993.

La «Gazzetta dello Sport» ne fanfaronne pas pour autant. Le journal milanais rappelle que la nation est encore traumatisée par les deux matches nuls contre la Suisse en 2021 qui avaient contribué à l’élimination – la deuxième fois de suite – à une phase finale de la Coupe du monde, celle au Qatar. Une blessure qui «fait encore mal». Et que la victoire au dernier Championnat d’Europe n’a pas permis de complètement cicatriser.

Le traumatisme Jorginho

Mais il y a plus angoissant encore. La presse sportive retourne le couteau dans la plaie, en tartinant sur le milieu de terrain italien Jorginho. «Le meneur de jeu qui ne tourne pas rond», selon le «Corriere dello sport». L’actuel joueur d’Arsenal est celui qui a raté un penalty lors de chacun de ses deux matches nuls contre la Suisse en 2021. Toujours titulaire aujourd’hui, il n’a pas convaincu lors des trois premières rencontres de cet Eurofoot en Allemagne. Alors que ce rôle est central dans le jeu des «Azzuri». Mais qui mettre à la place? se désespèrent les médias.

Pour mieux comprendre les Helvètes, le «Corriere dello sport» est parti à la découverte du camp d’entraînement de l’équipe nationale à Stuttgart. «Les joueurs arrivent à vélo sur leur lieu de travail», s’étonne le journaliste. L’article relate l’helvétisme des lieux: le calme, la sérénité et le silence règnent sur place. «L’Italie est favorite», affirme le joueur Michel Aebischer. Du bluff. «Les Suisses sont certains de nous battre», écrit la «Gazzetta dello sport». Mais attention: de «la croyance à la prétention, il n’y a qu’un pas».

Trio à la sauce bolognaise

Ce huitième de finale est donc vécu comme une revanche quasi existentielle pour les Italiens. Ces derniers restent confiants, malgré tout. Les bookmakers les donnent gagnants. Et en cas de défaite, ce sera aussi une demi-victoire pour l’excellence du «calcio»: «Il Corriere della sera» estime en effet que la force actuelle de l’équipe de Suisse repose sur le trio Aebischer-Freuler-Ndoye. Une «épine dorsale» qui a été créée au FC Bologne et qui a fait le bonheur du club en «Serie A» la saison dernière. La Nati ne ferait qu’en récolter les fruits.