Euro 2024Granit Xhaka: «Nous avons beaucoup parlé avec Murat Yakin»
Le capitaine évoque l’évolution de sa relation avec le sélectionneur et comment cette Suisse malade à l’automne brille cet été, après avoir surclassé l’Italie 2-0.

Granit Xhaka, la Suisse joue en 3-4-3, brille à l’Euro, vient d’éliminer l’Italie: tout ça vient-il des discussions avec Murat Yakin, au début de cette année?
Il n’y a pas de grands secrets, mais un sélectionneur qui vient te trouver plusieurs fois, qui prend le temps de te parler, c’est important. On a beaucoup parlé avec Murat. Pas que de football, de plein de choses, de l’hôtel ici, de beaucoup de détails. J’ai besoin de sentir la confiance totale de l’entraîneur.
C’était nécessaire après les éliminatoires si médiocres pour se qualifier à cet Euro?
Cette phase négative a été utile. Elle m’a aidé à ouvrir les yeux. Pour en faire plus encore, pour l’équipe, pour être plus présent. Pour améliorer aussi ma communication avec le sélectionneur. Aujourd’hui, notre relation est excellente. Elle n’a pas toujours été à ce niveau, au début. On apprend de ses erreurs. J’ai commis des erreurs. Il fallait corriger des choses et cela a été fait.
«Aujourd’hui, notre relation est excellente. Elle n’a pas toujours été à ce niveau»
C’est vous qui avez convaincu Murat Yakin de repasser au 3-4-3 cette année, le même système qu’à Leverkusen?
Il ne faut pas comparer Leverkusen et la Suisse, ce sont deux choses différentes. Et je ne suis pas l’entraîneur. Nous avons parlé de beaucoup de choses, de foot. Mais la tactique appartient au sélectionneur. Les choses ont évolué, vers ce que vous voyez aujourd’hui sur le terrain. Vers une très bonne relation aussi.
Durant le match contre l’Italie, vous avez pris un médicament, avant de terminer la partie: comment va votre adducteur?
Bien. Le docteur m’a donné quelque chose. C’est un très bon médecin. La petite douleur s’est estompée. Je m’étais fait un peu mal dans les jours avant le match, quand nous nous sommes entraînés pour les éventuels tirs au but. Je sens encore une douleur aujourd’hui (ndlr: dimanche). Mais je serai prêt pour samedi (ndlr: pour le quart de finale).
«Je sens encore une douleur aujourd’hui (ndlr: dimanche). Mais je serai prêt pour samedi»
Vous êtes fier de la performance contre l’Italie, on imagine?
Très fier oui. Fier de chacun des joueurs, fier du staff. Encore plus fier pour la performance que pour le seul résultat.
Jusqu’où peut aller cette équipe de Suisse? Certains disent qu’elle peut même gagner le tournoi…
Je ne dirais pas cela. La seule chose que je peux affirmer, c’est que nous allons tout faire pour. Dans ce groupe, il y a de l’énergie positive, même de ceux qui jouent peu. Je veille à cela. Il faut rester positif et l’on reçoit sa chance. Fabian Rieder en est le parfait exemple. Tout est possible.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.
















