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Euro 2024
Yakin: «Akanji est un tireur de penalty très sûr»

Murat Yakin est fier de ses joueurs.
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«Il reste deux matches pour peut-être changer nos vies à jamais.» Dans un autre monde, parallèle mais si proche, ces paroles auraient pu être prononcées par un joueur suisse. N’importe lequel, ça aurait évidemment fait l’affaire. Mais samedi, il a fallu écouter Bukayo Saka les articuler. Lui le couloir droit de l’équipe d’Angleterre qui avait déjà fait si mal à la Suisse avec ses pieds. Il l’achevait ici par sa prose.

L’équipe de Suisse, pourtant, a «repoussé ses limites». Et il faut croire Granit Xhaka lorsqu’il le dit. Parce que le capitaine est l’incarnation même de cette expression. Ce quart de finale, il l’a joué blessé, dans l’incapacité de réaliser ni longues passes et ni frappes. «J’ai senti que l’équipe avait besoin de moi. On peut être heureux, fiers de nous. Je peux garantir qu’on reviendra. Notre histoire n’est pas terminée.»

«On ne méritait pas d’être éliminé»

Cela renvoie à la Coupe du monde 2026. C’est loin. Trop loin pour une soirée et ses lendemains où il va déjà falloir prendre la mesure de tout ce qu’il s’est passé durant ces trois semaines allemandes. La surprise, le réveil après des mois de sommeil, le soutien populaire, les petites et grandes révélations de l’aventure. «Nous avons donné beaucoup de joie à la nation. Ça fait très très mal. Je souffre pour mes joueurs. On ne méritait pas d’être éliminé», a soupiré Murat Yakin.

Le sélectionneur se devait de revenir sur la séance fatidique. «Manu (ndlr:Akanji, qui a manqué le seul penalty) a dit qu’il se sentait de tirer le premier. Il a pris ses responsabilités. C’est un tireur très sûr. Mais parfois, la chance s’en mêle. C’est difficile à vivre pour lui. Quant au cinquième tireur, ç’aurait dû être Vincent Sierro. C’est ainsi qu’on s’était préparé.» Tout un monde où tout aurait tourné dans le bon sens.

«Ce que je retiens, c’est qu’on n’a plus besoin de se cacher. On a montré quel football on est capable de produire face à de grandes sélections», a continué le sélectionneur, qui a peut-être gouverné l'équipe nationale pour la dernière fois samedi. «On n’a pas besoin de se flageller quant à notre performance. On s’est donné autant de chances que l’Angleterre de se qualifier.» Peut-être même plus.