La France se rapproche des quarts de finale

Euro 2012Après un match nul contre l’Angleterre qui a suscité bien des questions, les Tricolores ont battu l'Ukraine 2-0. La rencontre a été marquée par un terrible orage qui a entraîné une interruption de jeu de... 57 minutes.

Avec sa victoire sur l'Ukraine, la France prend la tête de son groupe avec 4 points.

Avec sa victoire sur l'Ukraine, la France prend la tête de son groupe avec 4 points. Image: AFP

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La France ne joue plus à se faire peur. Victorieuse 2-0 de l’Ukraine à Donetsk, elle a fait grand pas vers les quarts de finale. Quatre jours après un partage de l’enjeu contre l’Angleterre qui avait suscité bien des interrogations, les Tricolores ont forcé la décision en l’espace de trois minutes.

Sur une rupture amenée par Ribéry et prolongée par Benzema, Ménez battait à la 53e du gauche le gardien Pyatov, qui a été le meilleur Ukrainien. Trois minutes plus tard, Benzema lançait cette fois Cabaye pour le 2-0. A défaut de marquer, l’attaquant du Real Madrid témoigne d’un très grand altruiste.

Marquée par un terrible orage dans le ciel de Donetsk qui a entraîné une interruption de jeu de... 57 minutes en tout début de partie en raison des risques liés à la foudre, cette rencontre aurait toutefois connu un tout autre scénario sans une grossière erreur d’arbitrage. Dans le temps additionnel, l’arbitre Kuipers aurait dû brandir un second carton jaune à l’encontre de Ménez, coupable d’un foul grossier sur Selin. Le joueur du PSG avait été averti à la 40e pour une faute sur Shevchenko.

Prise de risques payante

Le Batave avait montré moins de scrupule en octobre dernier à Wrexham pour expulser Reto Ziegler lors de la défaite de l’équipe de Suisse au Pays de Galles. En maintenant Ménez dans le jeu, un Ménez qui devait débloquer ce match, il a une fait une très belle fleur aux Français.

La prise de risques de Laurent Blanc a payé. En titularisant Ménez en attaque et en donnant les clés du jeu à Nasri, le sélectionneur a annoncé clairement la couleur: la France entendait prendre le match à son compte pour gagner pour la première fois depuis la Coupe du monde 2006 une rencontre dans un grand tournoi.

Deux miracles de Pyatov en première période devant Ménez (29e) et de Mexès (39e) avaient retardé l’échéance pour des Ukrainiens qui n’ont pratiquement pas existé. A l’exception de deux rushes de Shevchenko, à la 34e et surtout à la 49e avec cette frappe qui frôlait la lucarne droite de Lloris, l’Ukraine n’a jamais inquiété une défense française qui n’offre toujours pas toutes les garanties.

Créé: 15.06.2012, 21h07

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