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Euro 2016Avant la finale, la fièvre monte au Portugal

Sur la place du Commerce à Lisbonne, les supporters sont déjà arrivés pour s'assurer les meilleures places.

Photo d'illustration.
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Keystone

«L'adrénaline monte. On va gagner!»: quelques heures avant le coup d'envoi de la finale de l'Euro 2016 au Stade de France, les supporters portugais se montraient confiants de voir la Selecçao de Ronaldo enfin vaincre son éternelle bête noire, la France.

«Notre jeu n'est peut-être pas très beau, mais l'essentiel c'est de gagner. Ce serait triste que le Portugal rate une nouvelle fois cette occasion, comme en 2004 contre la Grèce», confie Paulo Pinto, 43 ans, fervant fan du Benfica, qui ne cache pas sa nervosité.

Pour lui comme pour la plupart des supporters lusitaniens, il ne fait pas de doute: «le Portugal l'emportera» et va ainsi exorciser le traumatisme de la finale de l'Euro perdue à domicile en 2004 contre la Grèce (1-0), qui avait fait fondre en larmes Cristiano Ronaldo, alors jeune prodige débutant.

«Nous voulons des larmes de joie. Douze ans après 'notre' Euro, c'est au tour du Portugal d'être heureux», avait titré dans la matinée le journal sportif Record. «C'est le match de notre vie. On va gagner», pronostique, confiant, son concurrent A Bola.

Ecran géant

Toute une nation retenait son souffle, y compris jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Le Premier ministre Antonio Costa, prévu au stade de France tout comme le président Marcelo Rebelo de Sousa, a appelé sur son compte Twitter à «crier plus fort encore 'vive le Portugal!'» ce dimanche, tout en souhaitant, diplomatie oblige, «que le meilleur gagne».

Sur la place du Commerce à Lisbonne, les premiers supporters, munis de drapeaux portugais et les joues colorées en vert et rouge, sont déjà arrivés pour s'assurer les meilleures places devant l'écran géant installé dans la fan zone face aux rives du Tage.

«Ce sera la revanche pour 2004. Nous ne sommes pas favoris, et ainsi pour les Français, on sera leur Grèce à eux!» Alexandro Ferreira, 65 ans, avait assisté il y a douze ans à cette maudite finale au stade de la Luz à Lisbonne. «Mais même si l'on perd, on fera la fête», promet-il.

«Vive la France!», s'exclament quelques jeunes touristes en bermudas, qui, eux aussi, sont venus tôt pour ne pas rater le spectacle. «Ici l'ambiance est toujours très pacifique, il n'y a pas de flics partout comme en France», témoigne Magalie Martin, une Parisienne de 26 ans.

Années de crise

Si les jeunes Français ne cachent pas leur préférence pour les Bleus, d'autres ont le cœur qui balance. «Je serai gagnant dans les deux cas, que ce soit la France où le Portugal qui l'emporte», assure José Guerra, 52 ans, venu de Strasbourg, mais né au Portugal. Son écharpe est d'ailleurs brodée aux couleurs des deux nations, rouge et vert d'un côté, bleu de l'autre.

Les tramways et taxis qui circulent le long de la place du Commerce arborent fièrement des drapeaux portugais. Les Lisboètes se préparent à suivre le match dans les bars et restaurants qui se transforment en fan zones, ou tranquillement à la maison en famille et entre amis.

Un titre viendrait à point nommé pour requinquer le moral des Portugais alors que le pays peine à remettre son économie à flot après des années de crise et s'est attiré les foudres de la Commission européenne qui menace de le sanctionner pour déficits excessifs.

AFP

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