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La presse suédoise dégomme Ibrahimovic

Face à ces critiques, le sélectionneur suédois a pris la défense de sa star, qui est en train de rater son Euro.

La Suède attend plus de celui qui avait inscrit 11 des 19 buts de son équipe lors des qualifications.
La Suède attend plus de celui qui avait inscrit 11 des 19 buts de son équipe lors des qualifications.
Keystone

L'image a fait le tour du monde et illustre l'échec de Zlatan Ibrahimovic face aux Italiens (défaite 1 à 0), après le nul concédé face à l'Eire (1-1): le colosse au catogan se tape la tête, de rage, contre le poteau de Gianluigi Buffon.

Avec un point en deux matches depuis le début de cet Euro, les Suédois sont désormais condamnés à l'exploit mercredi face à l'un des favoris: la Belgique de Kevin De Bruyne, bourreau de Zlatan et du PSG avec Manchester City en quart de finale de la Ligue des Champions.

Car comme dans la compétition reine des clubs, Zlatan n'a encore une fois pas été au rendez-vous lors d'une phase finale d'une grande compétition internationale et risque de faire sortir son pays par la petite porte d'un Euro pour la troisième fois consécutive après 2008 et 2012.

«Qu'il arrête l'échauffement»

La presse de son pays ne lui pardonne plus rien. «Maintenant, il faut qu'il arrête l'échauffement», raillait samedi le quotidien Dagens Nyheter. «Zlatan appartient à une autre catégorie que les autres joueurs, on doit pouvoir exiger plus de choses de lui. Il lui reste un match pour montrer quel genre de chapitre final il veut écrire dans l'histoire du football suédois», insistait le journal.

«Prisonnier» de l'arrière-garde de fer de la Nazionale, Zlatan «n'a rien réussi, courant en étant hors-jeu, poussé par son trop plein d'ambition et finissant frustré», estimait pour sa part Svenska Dagbladet.

A grand renfort de photos montrant un Zlatan impuissant ou fatigué, la presse suédoise dénonçait aussi l'attitude condescendante de la star qui n'est pas venu saluer à la fin de la rencontre les nombreux supporters suédois présents à Toulouse. «Les supporters bleu et jaune adorent Zlatan Ibrahimovic et lui offrent un amour sans limite» alors qu'il «n'a même pas pris la peine de lever le regard vers cette marée humaine», déplorait Expressen.

Grand joueur de petits matches?

Face à ces critiques le sélectionneur Erik Hamren a pris la défense de l'ancien joueur de Milan (AC et Inter): «Je pense qu'il fait de son mieux tout le temps comme tous les attaquants. Tout le monde est hors-jeu à un moment, ça fait partie du football. Zlatan est un des plus grands attaquants que j'ai rencontrés, c'est un gagnant».

La Suède attend tant de celui qui avait inscrit 11 des 19 buts de son équipe lors des qualifications. Lui qui affirme «être la Suède» a un bilan assez mitigé en sélection: un quart de finale à l'Euro 2004 - où il avait fauté lors de la séance de tirs au but, après avoir contribué à la qualification des siens en phases de poules d'une aile de pigeon mythique face à l'Italie de Buffon - et deux huitièmes au Mondial 2002 et 2006.

«Ibra» doit prouver face aux Belges qu'il n'est pas qu'un grand joueur des petits matches.

(AFP)

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