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Euro 2016Lisbonne a chaviré de bonheur

Ronaldo et ses champions de coéquipiers ont été accueillis en héros dans la capitale portugaise. Récit d'une folle journée caniculaire...

L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)
L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)
Rafael Marchante, Reuters
Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)
Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)
EPA/ANTONIO COTRIM, Keystone
Les supporters français attendaient ce match d'ouverture avec impatience (Vendredi 10 juin 2016).
Les supporters français attendaient ce match d'ouverture avec impatience (Vendredi 10 juin 2016).
Keystone
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Cristiano Ronaldo brandit la coupe depuis le balcon présidentiel à Lisbonne, sous les vivats d'une foule emportée par un sursaut patriotique: les héros de tout un peuple sont rentrés lundi au Portugal pour célébrer leur victoire historique à l'Euro.

Ce premier sacre international tant attendu regonfle le moral des Portugais: il a plongé dans l'allégresse tout un pays passionné de ballon rond, qui peine à remettre son économie à flots après des années de crise et d'austérité budgétaire.

"Cette victoire ne règle pas nos problèmes mais au moins on est heureux. C'est quelque chose qui arrive une fois dans la vie seulement!", s'exclame Lucia Antunes, une chômeuse de 41 ans.

Une marée humaine en rouge et vert, les couleurs nationales, a acclamé les nouveaux champions d'Europe lors de leur parade triomphale à travers les principales artères de Lisbonne, à bord de deux bus à impériale décapotable barrés du mot "Champions".

"Vous êtes les meilleurs d'Europe! Vous avez donné l'exemple en gagnant grâce à votre courage, détermination et humilité", a lancé le chef de l'Etat Marcelo Rebelo de Sousa lors de la réception des idoles au palais présidentiel où ils ont été décorés du titre de commandeur de l'ordre du mérite.

Ronaldo euphorique...

Très détendu à son arrivée à Belém, Ronaldo, drapeau de son île natale de Madère autour du cou, s'est emparé d'un micro pour chanter à tue-tête le refrain d'un tube de l'emblématique groupe de rock portugais Xutos e Pontapés. Avant de lancer son habituel cri de guerre: "Siiim!!"

Escorté par l'armée de l'air, l'avion "Eusebio" transportant la Selecçao s'était posé peu après midi sur le sol portugais, passant sous un arc formé par deux jets d'eau rouge et vert.

"On n'a pas beaucoup dormi. Cette victoire est la première, il fallait être là. C'est notre revanche après 2004", témoigne Antonio Ribeiro de Magalhaes, un étudiant de 21 ans, venu à l'aéroport.

Douze ans après l'immense déception provoquée par sa défaite en finale de "son" Euro 2004, perdue à Lisbonne face à la Grèce, le Portugal a enfin remporté son premier titre international majeur.

Les supporters ont fêté ce triomphe bruyamment jusque tard dans la nuit dans les rues de Lisbonne et à travers le pays.

"Cette victoire c'est une bouffée d'air pour le pays. C'est un titre unique!", se réjouit Luis Cascalheiro, 56 ans, les traits tirés, arrivé à son bureau avec du retard, comme des milliers de Portugais.

... tout comme la presse portugaise

"Épique", "Éternels" et "Fierté du Portugal" titrait la presse sportive portugaise, célébrant ses héros: Cristiano Ronaldo bien sûr, mais aussi Eder, le buteur de la finale, et le sélectionneur Fernando Santos.

Quelle ironie! Le Portugal a conquis son premier titre en ruinant les espoirs du pays organisateur, la France. C'est exactement ce qui lui était arrivé en finale de l'Euro 2004 lorsque la Grèce l'avait battu chez lui (1-0), à la surprise générale. Cette défaite fut un drame national. C'est oublié.

"CHAMPIONS! Vous êtes très grands! Félicitations!", a tweeté Luis Figo, star de la Selecçao en 2004. A ses côtés évoluait alors un jeune prodige de 19 ans qui avait terminé cette finale maudite en larmes.

Cristiano Ronaldo en a 31 aujourd'hui, est devenu une icône planétaire et a à nouveau pleuré de rage et de douleur dimanche, avant une issue finalement heureuse.

Blessé au genou gauche dès la 8e minute, il a dû quitter les siens sur une civière, en pleurs. Mais ce sont bien des larmes de joie qu'il a pu verser après le match grâce au but victorieux de son compatriote Eder en prolongation.

Ce but a permis à Ronaldo de soulever le trophée lors de la cérémonie finale et déclenché des scènes de liesse à travers tout le Portugal.

ats

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