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«Multinationales responsables»Favorables à l’initiative, ils pointent ses limites

Les juges suisses peineront à changer la donne écologique et sociale sur le terrain, avertissent les experts du développement.

L’initiative pour rendre les entreprises redevables d’éventuelles dérives en matière environnementale ou sociale de leurs filiales à l’étranger fait l’objet depuis des mois d’une intense campagne de sensibilisation. Les citoyens se prononcent le 29 novembre.
L’initiative pour rendre les entreprises redevables d’éventuelles dérives en matière environnementale ou sociale de leurs filiales à l’étranger fait l’objet depuis des mois d’une intense campagne de sensibilisation. Les citoyens se prononcent le 29 novembre.
KEYSTONE

À moins de quinze jours du vote sur une proposition dont lintitulé semble tomber sous le sensmême pour ceux ne faisant pas flotter à leur balcon le calicot orange des «multinationales responsables» - la guerre de communication fait rage. Si l’initiative était acceptée, «Glencore devrait s’assurer que la rivière Agua Castilla ne soit plus polluée par la mine de Porco», assurait la semaine dernière encore lONG Public Eye, à l’issue d’une enquête sur les activités du conglomérat zougois dans les hauts plateaux boliviens. «Si [les ONG] n’ont plus rien à critiquer, elles n’ont plus de revenus», rétorquait, acide, le patron de LafargeHolcim dans le«Temps».

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