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Chris Rea distille le blues d’un survivant qui sent fort le bourbon

Le crooner de Middlesbrough est revenu, douze ans après, gratifier Montreux de ses riffs impeccables.

Chris Rea à l'auditorium Stravinski, le 5 juillet.
Chris Rea à l'auditorium Stravinski, le 5 juillet.
Lionel Flusin

Chris Rea est un survivant. Le fils d’un marchand de glaces du nord-est de l’Angleterre était promis à la grande faucheuse, au tournant du millénaire. Cancer du pancréas. Le genre de saloperie qui ne vous laisse aucune chance. Juste avant son opération, Rea s’est fait une promesse: s’il en réchappait, il reviendrait pour toujours à ses racines musicales, ce blues-rock qu’il sert si bien, amoureux des sons chauds et du goulot de bouteille, ce bottleneck qui glisse sur les cordes et qui donne aux guitares la saveur du bourbon.

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