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La Une | Lundi 17 juin 2019 | Dernière mise à jour 03:10

«Je souhaite aller jusqu’au 50e Paléo»

FestivalFait officier de l’ordre des Arts et des Lettres avant de clore «une excellente édition», Daniel Rossellat se voit dans la chemise du boss durant sept ans encore.

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Ce dernier dimanche, Daniel Rossellat a fêté la fin d’une 43e édition réussie du Paléo. Mais le 22 août prochain, il célébrera ses 65 ans, soit l’âge légal pour faire valoir ses droits à la retraite.

Chiche?

Je n’ai jamais eu l’impression de travailler, alors je ne sais pas si j’ai droit à la retraite. Sérieusement, la question n’est pas taboue, elle est ancienne et elle ne touche pas que moi: d’autres «historiques» arrivent à cet âge, notamment le secrétaire général Philippe Vallat, le vice-président et coprogrammateur Jacques Monnier et la responsable de la communication Esther Dettwiler. Un travail est en cours sur le processus de transition qui devra accompagner les départs. Mais aucun changement n’interviendra avant septembre 2019.


L'édito: Rossellat, pas de repos pour le brave


Et concernant votre cas propre?

Mon souhait est d’aller jusqu’à la 50e édition. Mais d’un: je ne suis pas le seul à le décider, et de deux: il peut y avoir d’autres éléments qui ne dépendent pas que de moi. Mais j’ai actuellement la santé et l’enthousiasme pour continuer, mon médecin est content de moi et je suis content de lui, donc je n’ai pas du tout l’idée de raccrocher. La syndicature de Nyon court jusqu’en juin 2021, là aussi je déciderai en temps voulu.

Quelle est la philosophie du festival concernant la retraite?

En gros, nous proposons aux gens de la prendre entre 60 et 70 ans. Nous avons eu quatre cas jusqu’alors: une personne a pris sa retraite avant l’âge légal, les autres plutôt bien après. On propose de diminuer le taux d’activité. Nous sommes une petite boîte, 60 postes de travail, l’aspect humain est essentiel: on ne va pas biffer du jour au lendemain un nom sur un tableau Excel!


Le bilan de l'édition 2018: Un 43e Paléo tout jeune, tout rap


Parmi les scénarios futurs, comment la retraite du président et figure du Paléo est-elle envisagée?

Je le dis souvent: on surestime le rôle du porteur d’image. Il y a aussi de nombreux postes clés, occupés par des gens non médiatiques. Cela dit, étant président élu, l’association élira mon successeur en temps voulu. D’ici là je ferai une proposition nommée «Paléo 2022» pour réfléchir à la structure idéale pour la suite. L’organisation actuelle va bien mais elle mérite d’être questionnée. En effet, je suis à la fois président et aussi un peu directeur général. Est-ce la bonne solution? Devrait-on avoir d’un côté un comité avec un rôle plus fort et des règles plus précises et, de l’autre, une direction avec des salariés non élus? Je ne sais pas. Jacques, Philippe, Esther, moi-même, nous avons une légitimité historique, ce qui ne sera pas le cas des suivants et cela pourrait être un élément de fragilité.

Comment se prépare la retraite des «historiques»?

Il y a cinq ans, nous avons déjà fait un séminaire à ce sujet. L’idée est de trouver des nouveaux talents, pas uniquement dans la programmation mais aussi aux postes essentiels de la structure. On accueille de nombreux stagiaires qui nous quittent ensuite voir d’autres choses, et on essaie de faire en sorte qu’ils aient envie de revenir. Ce sont des ambassadeurs du Paléo mais aussi des talents en incubation.

Le marché du live plus complexe et hostile a-t-il donné des envies de préretraites à certains?

Vous savez, quand on a commencé, ce n’était pas plus facile, tout était à faire! Très concrètement, le gros chantier concerne les modifications sur le terrain liées à la ligne Nyon-Saint-Cergue. C’est d’autant moins le moment de changer de personnel. Philippe Vallat pourrait prendre sa retraite en septembre, il va continuer.

Cela impliquera de gros changements sur le terrain?

Oui, plus qu’on pourrait le penser. En septembre, on présentera au comité la variante choisie parmi 7 ou 8 autres pour conserver au mieux le même périmètre. On perd de la surface que l’on doit compenser ailleurs et qui nous oblige à repenser et à redessiner le terrain. (24 heures)

Créé: 22.07.2018, 18h19

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