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Une étincelle aujourd'hui pour demain

Avec l'édition 2019 se préparent également les suivantes.

François Margot, abbé-président de la Confrérie des Vignerons.
François Margot, abbé-président de la Confrérie des Vignerons.
CHANTAL DERVEY

L’enjeu est peut-être voilé, mais capital, vital même… En écoutant, en accompagnant, en valorisant la génération active, que ce soit parmi les acteurs-figurants, les membres des différentes commissions ou les confrères, ce sont les fondements de la deuxième Fête du XXIe siècle qui se posent et se consolident, c’est l’espoir d’une continuité de l’événement, c’est l’étincelle en même temps que l’assurance que la flamme populaire demeure allumée!

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Notre dossier spécial consacré à la Fête des Vignerons

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«Il faut tout mettre en œuvre pour que ces générations nouvelles touchent du doigt l’énergie et la dynamique que l’organisation d’une Fête provoque pour espérer cette continuité.» En clair, la Confrérie et son abbé-président doivent voir au-delà de 2019 pour assurer la singularité et l’esprit de la Fête des Vignerons de Vevey constitués de la force de cet enthousiasme populaire participatif.

Ils doivent aussi faire avec un «mais» livré, irrévocable, par les temps qui changent. «On a senti, note François Margot, un petit décalage entre l’enthousiasme émotionnel qui a suscité une vague d’inscriptions de gens désireux de faire la Fête en famille ou avec des amis. Et qui, une fois confrontés aux exigences des répétitions et d’une nécessaire régularité dans l’engagement, ont été moins prompts à composer avec une obligation risquant d’entrer en contradiction avec leur univers professionnel ou les nouvelles habitudes de consommation de loisirs. Certains nous ont dit ne pouvoir venir uniquement les lundis ou les jeudis, d’autres demandent s’il est possible de ne pas devoir participer à toutes les représentations. Cela dit, je comprends très bien cette nouvelle donne aussi économique que sociale.»

Le temps à disposition pour des activités bénévoles n'est plus le même que celui dégagé par nos pères et nos grands-pères»

Venue composer la réalité de l’organisation essentiellement bénévole de l’événement, elle ne déteint pas sur l’engouement de la génération 2019 composée d’hyper-actifs tout-terrain. Ses baromètres à l’appui, l’abbé-président confirme. Que ce soit l’analyse de la pyramide des âges des acteurs-figurants ou des nouveaux confrères accueillis lors des trois dernières assemblées (entre 150 et 300 personnes, dont deux tiers flirtant avec les 40 ans). Ou de visu, lors des nombreuses séances de prise de mesures des costumes dans la zone industrielle de La Veyre. «Certains soirs, parmi les centaines de personnes présentes, on sentait clairement que cette génération était là. Comme elle l’est aussi, dans les commissions, avec ce même emballement. Mais on la sent aussi confrontée à certaines contraintes, le temps à disposition pour des activités bénévoles n’étant plus le même que celui dégagé par nos pères et nos grands-pères.»

D’où une entrée en puissance de forces professionnelles rémunérées dans l’organisation de 2019? «C’est un prédicat que nous avions posé très tôt, mais on voit que, d’une certaine manière, cette cellule de conduite de projet de dix à quinze personnes que nous avions prévue de façon intuitive s’impose, de fait, comme un besoin réel. L’important étant de préserver un bon équilibre – on est là dans une question de psychologie de la gestion de projets – entre l’équipe administrative et les bonnes volontés. Je suis convaincu que c’est dans le maintien de cet équilibre que les Fêtes futures se préparent.»

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