Passer au contenu principal

Les arènes, un corps, un cœur

Pour chaque édition de la Fête des Vignerons depuis 1797, le bâti relève d’un défi.

Il y a les premières du genre – les amphithéâtres où l’arène déterminait le seul lieu couvert de sable pour les spectacle ou les combats – il y a la plus grande (Mexico et sa capacité de 52'000 places). Il y a encore la dernière folie coréenne imaginée pour faire voler les drones et… il y a les arènes de la Fête des Vignerons. A chaque fois uniques, elles doivent composer avec un environnement qui s’impose en décor idyllique et un caractère, celui de l’une des plus grandes places ouvertes d’Europe.

----------

Notre dossier spécial consacré à la Fête des Vignerons

----------

A chaque Fête, elles marquent l’histoire, les mémoires et leur temps mais, au-delà d’une valeur ajoutée hautement technique et technologique, l’empreinte 2019 s’annonce plus sentimentale encore. Les premiers traits sont nés sur un coin de table, somme d’énergies créatives d’une histoire d’amour, celle de Daniele Finzi Pasca et de Julie, son épouse décédée en mai 2016. Une histoire à deux et par extension, celle d’un événement et de son public, d’un spectacle et de ses acteurs.

«Nous parlons encore de la structure et pas de l’habillage de l’arène»

Les esquisses sont devenues croquis, les plans pour accueillir 20'000 personnes ont pris un volume en trois dimensions alors que la facture se précise autour des 12 millions de francs et que le calcul des matériaux s’affine – bénéficiant de l’expérience de la Fête fédérale de lutte à Estavayer. Reste donc le choix de la couleur! Ou… dirait Daniel Willi, président du département infrastructures et constructions, «Nous parlons encore de la structure et pas de l’habillage de l’arène. Les soumissions vont rentrer courant novembre, nous aurons alors confirmation des montants imaginés sachant que le défi imposé par la direction exécutive est d’augmenter la capacité (ndlr: 16'000 spec­tateurs depuis 1955) et de répondre aux contraintes actuelles tout en restant dans les prix de 1999. Après, dans les faits, pour qui a réalisé des grands 8 et des ponts, la construction d’une arène n’est pas plus compliquée.»

C’est dans la définition de l’espace que l’essentiel se joue, c’est là que le spectacle se structure et développe toute son amplitude. Hugo Gargiulo, le scénographe, suit donc cette naissance architecturale de près: «On pense au Colisée à Rome, encore stupéfaits des possibilités techniques déjà offertes quand, par exemple, il se remplissait d’eau pour une bataille navale. Notre arène adopte cette même exigence, soit répondre aux besoins d’un metteur en scène qui insuffle une vraie dynamique à ses spectacles, elle doit fournir l’appui technique nécessaire à la création de la surprise et de l’émerveillement. Telle un nid dans lequel l’audience serait enveloppée et caressée par le spectacle, cette arène doit aussi entraîner ce public dans un monde unique et très intime même s’il s’agit de la plus grande arène de l’histoire de la Fête.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.