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Rendons à Jean-Frédéric...

L'abbé-président ne l'était pas encore lorsque Daniele Finzi Pasca a été approché.

François Margot, abbé-président.
François Margot, abbé-président.
CHANTAL DERVEY

Si l’association Daniele Finzi Pasca-Fête des Vignerons 2019 semble aujourd’hui aussi passionnante, passionnée qu’évidente, François Margot l’avoue volontiers, elle n’a eu ni la primauté ni germé immédiatement dans son esprit. Pour tirer ce fil, il faut remonter le compteur des années à 2012. «Nous étions partis à Berne avec quelques membres du Conseil de la Confrérie pour prendre la température de la Confédération quant à l’édition à venir. Et c’est dans le sillage de cette discussion que Jean-Frédéric Jauslin, alors directeur de l’Office fédéral de la culture, nous a glissé le nom de Daniele Finzi Pasca.

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Notre opération spéciale consacrée à la Fête des Vignerons

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J’ose dire qu’à ce moment-là, n’étant pas aussi fervent d’arts de la scène que je le suis de musique classique, je n’en avais jamais entendu parler.» Le mancovite comblé, vient le temps de la première rencontre à Fribourg. On est toujours en 2012. Le créateur intéressé sur le principe, la Confrérie approfondit encore sa connaissance du répertoire et de l’œuvre, mais sa conviction est faite, elle veut une Fête qui relève de l’émotion et pas de l’intellect comme la dernière! «Avec son langage, celui des sentiments et de la rêverie, avec son sens des effets de surprise et de la magie scénique, Daniele Finzi Pasca entrait parfaitement en résonance avec notre acception d’un spectacle populaire dans le sens noble du terme.»

Sa désignation en 2013, l’équipe artistique nommée en octobre 2015, la certitude des Veveysans est devenue un acte foi. «Daniele pratique le théâtre de la caresse, ce qui veut dire embarquer le public avec des gestes qui l’entourent, à l’opposé donc de l’esprit qui veut en imposer. Il a aussi beaucoup écouté, s’est imprégné du travail de la vigne, du quotidien de ses travailleurs, et le synopsis va être à l’avenant: proche du geste du vigneron. Mais si c’est quelqu’un de très respectueux de la tradition, elle l’ennuie s’il ne peut pas la revivifier un peu, alors on sera entre la tradition (les Cent-Suisses) et l’innovation (les Cent-Suissesses), c’est typiquement lui. Avec son extrême fraîcheur, avec sa capacité à toucher de façon très humaine.»

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