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L'ici, l'ailleurs et l'Unesco à la Fête des Vignerons

En plus de la gestion d'un spectacle, l'organisation d'un tel événement s'accompagne de responsabilités sur le long terme.

François Margot, abbé-président de la Confrérie des Vignerons.
François Margot, abbé-président de la Confrérie des Vignerons.
CHANTAL DERVEY

Tuons la rumeur dans le cep… 2019 est peut-être la première Fête du XXIe siècle mais ce n’est pas pour autant qu’elle est en mode thriller! Ses services n’ont pas enrôlé de doublure dans l’ombre de stratège de l’abbé-président ou aiguisant son regard dans le sien, toujours prêt à se poser sur l’immense réseau de compétences déployées.

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Notre dossier spécial consacré à la Fête des Vignerons

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L’organigramme est public: pour le suppléer, François Margot peut compter sur un vice-président, Pierre Monachon. Alors s’il faut le faire parler de la Fête vue d’ailleurs – couleur de ce supplément – oublions dédoublements et autres manigances de romans policiers, mieux vaut chercher du côté de la réalité objective.

L’ailleurs, c’est ce chemin à suivre pour qui veut oxygéner un événement, c’est cette ouverture indispensable «à d’autres générations», c’est l’expérience profitable des autres. «C’est une obligation conjoncturelle et morale, dans l’esprit du temps.» Des fours financiers, il y en a eu!

«Si le vignoble ne devait plus être exploité, il n’y aurait-il plus de Fête»

Le XIXe siècle en tremble encore, charriant les menaces jusqu’en des temps plus modernes. «Sans doute que certains confrères ont dû craindre de voir la Fête ne pas être reconduite, avance l’abbé. Une crainte de principe! Mais si demain, le vignoble ne devait plus être exploité pour des raisons climatiques, économiques, ou autres, sans doute n’y aurait-il plus de Fête, sa raison d’être principale en lien avec le travail à la vigne n’existant plus. C’est une question que l’on ne peut ignorer quand on voit ce qui se passe par exemple aux Cinque Terre où la culture de la vigne est en déshérence.

D’ailleurs, les démarches qui ont fait entrer Lavaux comme la Fête des Vignerons dans le périmètre de protection de l’Unesco vont dans ce sens, soulignant et confortant l’intérêt des milieux culturels, économiques et politiques de rendre ce lieu pérenne. Mais l’exemple de la ville de Dresde, désormais privée de cette protection à la suite de la construction d’un pont sur l’Elbe, démontre bien que rien n’est coulé dans le marbre. Ces réflexions, ces responsabilités, si elles n’interviennent pas dans le processus de création de la Fête, sont prises au sérieux, conclut-il. Elles nous accompagnent.»

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