Michel Pelot, et de quatre comme figurant!

Moi figurantL'habitant de Montreux mais Veveysan de coeur fait partie d'un cercle très serré: il vivra sa quatrième manifestation en costume.

Michel Pelot et son épouse Marie-Madeleine.

Michel Pelot et son épouse Marie-Madeleine. Image: KARIM DI MATTEO

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Michel Pelot fait partie d’un cercle très fermé: celui des plus fidèles figurants de la Fête des Vignerons. Après les éditions de 1955, de 1977 et de 1999, il vivra l’an prochain, comme une trentaine d’autres, sa quatrième Fête. «J’avais 15 ans en 1955, se souvient-il, je finissais l’école. J’avais incarné un banneret et un archer du soleil (ndlr: voir la photo ci-dessous)

Son épouse, Marie-Madeleine, ne l’épargne pas pour autant lorsqu’il explique s’être débarrassé de son costume: «Espèce de voyou!» «Qu’est-ce qu’il était encombrant ce casque du soleil!» justifie-t-il.

Les tenues de 1977 et de 1999 sont par contre toujours là, dans leur fourre. Ce sont celles de La Lyre de Vevey (voir la photo ci-dessous) au sein de laquelle il fait résonner la grosse caisse depuis un demi-siècle. «On était intervenu durant la scène du Printemps en 1977 et de l’Été en 1999, avec une entrée aux côtés du char de Cérès.» Renoncer à être figurant durant la Fête? Il ne peut l’envisager: «En tant que Veveysan de cœur, même si nous vivons à Montreux, je me dois de le faire. C’est une ambiance à part, de la gaieté, de la joie, du bonheur. Ça ne s’explique pas. Il faut l’avoir vécue une fois», assure cet ancien employé de La Poste.

Au moment d’évoquer ses meilleurs souvenirs, il y en a pour chaque édition. «En 1955, je me souviens de la descente dans l’arène avec les bannières. On devait courir et c’était de toutes petites marches, casse-gueule!» Pour 1999, c’est l’arrivée des hélicoptères «sulfateurs» et les rythmes «rock» de la Mi-été qui arrivent en premier. Il n’a par contre toujours pas digéré l’interprétation du «Ranz des vaches» de 1999: «Un vrai massacre, du sabotage».


Notre dossier spécial consacré à la Fête des Vignerons


Michel Pelot se réjouit de faire à nouveau partie de la «famille». Avec un doute, horrible: sa santé le lui permettra-t-elle? «Pour l’heure, il n’y a pas de raison de s’en faire, nous verrons bien», tente-t-il de se rassurer. (24 heures)

Créé: 03.09.2018, 17h18

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