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Éditorial sur les relations Suisse-UE
Fini de procrastiner sur l’Europe

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En posant 2024 comme date pour un accord Suisse-UE, Maros Sefcovic a fait lever plusieurs sourcils lors de sa venue mi-mars. Les semaines passent et pourtant l’échéance perdure. Les cantons la jugent crédible. Quant au Conseil fédéral, il semble presque s’y rallier en exigeant un mandat de négociation d’ici à l’été.

Du côté de Bruxelles, le calendrier n’est pas surprenant. Sans solution avant les élections européennes de l’an prochain, le dossier repartira aux calendes grecques. C’est du côté de Berne que le coup d’accélérateur étonne davantage, car il propulse la question européenne dans la campagne des fédérales de cet automne.

Une perspective qui a longtemps suscité les cris d’orfraie de la gauche comme de la droite. Briser le tabou européen avant les élections, c’était assurer un boulevard à l’UDC.

«Briser le tabou européen avant les élections, c’était assurer un boulevard à l’UDC.»

Une crainte exagérée. D’abord, parce que l’UDC n’a besoin de la permission de personne pour mettre en avant les thèmes de campagne qu’elle estime synonymes de victoire. Aujourd’hui, c’est l’asile et le wokisme. Mais si demain c’est l’Europe, elle foncera, quel que soit le contexte.

Ensuite, parce que l’Europe est un sujet important pour l’économie et la population. Et que l’électeur est en droit de savoir ce qu’en pensent les partis. Ce sera plus facile pour les Verts, mais surtout les Vert’libéraux, sans conteste les plus europhiles. Ça le sera beaucoup moins pour le PS, le PLR et Le Centre, qui n’arrivent pas à dégager de position claire, tant ils sont divisés à l’interne. Et qui s’arrangeaient de ce statu quo pas très agréable, mais pas encore trop dommageable pour le pays.

En remettant le dossier européen sur le devant de la scène, le Conseil fédéral oblige les partis à sortir du bois. Plus que la fin de la récréation, il sonne la fin de la procrastination.