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Yverdon-les-BainsForte poussée de croissance à Y-Parc

À la façon de l’arbre symbole d’Explorit bien visible quand on traverse le Parc scientifique et technologique, de nombreux bâtiments ont vu le jour ces derniers mois sur le site lancé en 1991.

La croissance d’Y-Parc Swiss Technopole ces derniers mois se remarque surtout dans la «Zone 2» où cinq bâtiments sont sortis de terre.
La croissance d’Y-Parc Swiss Technopole ces derniers mois se remarque surtout dans la «Zone 2» où cinq bâtiments sont sortis de terre.
CHRISTIAN BRUN

Quatorze mètres de hauteur et huit tonnes, difficile de louper l’immense arbre qui a poussé subitement au centre d’Y-Parc, le long de l’avenue des Sciences. Ce d’autant plus que l’œuvre en bois régional trône dans l’atrium qui sépare les deux parties d’un bâtiment attendu avec impatience à Yverdon. En ouvrant ses portes en décembre prochain, Explorit donnera en effet une nouvelle impulsion au Parc scientifique et technologique (PST).

Déjà parce qu’il abrite Kindercity, le centre ludo-éducatif qui met la science à portée des plus jeunes, mais aussi parce que le cœur d’Y-Parc y battra désormais avec le déménagement de l’administration et de la direction. «Je suis fier de contribuer à faire évoluer l’image de la ville à l’extérieur», affirme du reste celui qui s’est battu pour que ce projet à 70 millions voie le jour, Jean Christophe Gostanian.

Quoi qu’il en soit, l’achèvement d’Explorit apporte une nouvelle pierre au «boom urbanistique» que connaît le site depuis trois ans. En 2017, le PST comptait en effet 15 bâtiments – le premier construit en 1991 – à l’intérieur desquels étaient logées 130 entreprises représentant 1100 emplois. Copernic A et C, Explorit 1 et 2, le bâtiment Perret-Gentil, les trois d’Incyte et celui de Sylvac étant sortis de terre depuis, ce sont ainsi 24 bâtiments, 200 entreprises et 1800 personnes qui se trouvent sur place en 2020.

Bientôt une halte CFF

Pour le coup, la zone 2 du PST affiche désormais complet. «Pour des raisons de place nécessaire à leurs besoins actuels mais aussi futurs, Sylvac et Incyte sont allés s’installer dans les zones 3 et 4», explique Juliana Pantet, directrice d’Y-Parc SA. «La croissance rapide du parc en 2018 est tout sauf anodine, puisqu’elle a permis d’avancer la date de réalisation d’une halte CFF à Y-Parc», tient-elle à souligner.

Et l’expansion ne semble pas en voie de s’arrêter. «Notre force, c’est d’avoir des terrains déjà légalisés et équipés. C’est d’ailleurs ce qui a fait pencher favorablement la balance dans le dossier Incyte.» Pour la directrice, il ne fait d’ailleurs aucun doute que l’annonce fin 2017 de l’arrivée de ce géant de la pharma a été le déclencheur de l’intérêt porté au plus grand parc scientifique et technologique du pays. «On l’a particulièrement senti de la part de grandes sociétés. Le 80% des prospects qui pensent à nous sont des multinationales américaines.»

«Nous avons déjà dû dire non à des grandes entreprises»

Juliana Pantet, directrice d’Y-Parc SA

Ce qui ajoute une difficulté à son mandat, car la copropriété qui régit le PST entend garder la pluralité de sociétés hébergées: start-up, PME et grandes entreprises internationales.

À ce rythme-là, le parc pourrait quoi qu’il en soit avoir fait le plein d’ici cinq ans. La copropriété détient déjà des réservations de terrains pour la zone 5, la dernière selon le plan de développement d’un site dont la surface totale se monte à 52 hectares. Or, les prévisions n’imaginaient pas «ouvrir» ces terrains si rapidement. La copropriété explore actuellement des possibilités d’extensions pour pouvoir poursuivre son développement.

Mais bâtiment construit ne veut pas forcément dire bâtiment occupé. Le premier des deux Copernic sera prêt à la fin de l’année. La moitié de ses 18’000 m² sont d’ores et déjà pré-loués. Pour le second, aussi réalisé par le même fonds d’investissement international dont font partie des Yverdonnois, des contacts existent avec des entreprises intéressées à venir s’installer à Yverdon. À la demande de la direction d’Y-Parc, il a été conçu de telle sorte que de la production industrielle soit possible sur ses trois niveaux. Et pas par hasard: «Il y a un manque en la matière dans la région», conclut Juliana Pantet.

2 commentaires
    jean-pierre

    Génial..... Y’a au moins une chose qui fonctionne dans cette commune. Pour le reste circulez y’a rien à voir