AboForum économique mondialLe Forum de Davos dément tout climat de travail toxique
Le «Wall Street Journal» relaie des accusations de harcèlement sexuel et de discrimination à l’égard des femmes et des Noirs. Le fondateur du WEF est épinglé.

Le Forum mondial économique de Davos (WEF), basé à Genève, a laissé se développer une atmosphère hostile aux femmes et aux Noirs sur son propre lieu de travail, affirme le «Wall Street Journal», dans une longue enquête fondée sur des plaintes internes, des échanges de courriels et des entretiens avec plus de 80 employés, anciens et actuels, dont l’ancienneté va des années 80 jusqu’à aujourd’hui.
Le quotidien économique le plus lu des Américains écrit: «Au moins six collaboratrices ont été poussées vers la sortie ou ont vu leur carrière se dégrader lorsqu’elles étaient enceintes ou revenaient de congé maternité. Une demi-douzaine d’autres ont décrit le harcèlement sexuel dont elles ont été victimes de la part de cadres supérieurs, dont certains travaillent toujours au Forum. Deux d’entre elles ont déclaré avoir été harcelées sexuellement il y a plusieurs années par des VIP lors de réunions du Forum, notamment à Davos, où l’on s’attendait à ce que le personnel féminin soit à la disposition des délégués.»
On lit encore que «des employés noirs se sont également plaints officiellement auprès des dirigeants du Forum d’avoir été écartés des promotions ou d’avoir été exclus de Davos.»
Le «Wall Street Journal» rappelle que le WEF emploie environ 1000 employés à Genève, New York et dans d’autres villes. «Certains ont déclaré avoir des patrons bienveillants», selon le média, et «d’autres ont dressé un tableau plus sombre, affirmant que les femmes étaient régulièrement sexualisées et réduites à l’état d’objet, un ton qui, selon elles, était donné au plus haut niveau de l’organisation.»
De la diffamation
Le WEF a réagi sur son site internet: «Il s’agit clairement d’un cas de diffamation.» Il ajoute: «Il est consternant que le «[Wall Street] Journal» publie sciemment des affirmations aussi manifestement fausses pour dénaturer notre organisation, notre culture et nos collègues, y compris notre fondateur.»
Car selon l’article, Klaus Schwab aurait demandé il y a quelques années au responsable des Ressources humaines de se séparer d’un groupe de collaborateurs de plus de 50 ans pour rajeunir l’équipe, puis licencié ce responsable qui refusait de s’exécuter. Une femme enceinte aurait été poussée vers la sortie après que Klaus Schwab aurait déploré qu’elle deviendrait moins productive. Il lui est encore reproché des comportements suggestifs et inappropriés envers des femmes. Le tout est démenti par le WEF.
L’organisation dit favoriser un environnement qui valorise «l’inclusion et le bien-être» et pratiquer une «tolérance zéro à l’égard de toute forme de harcèlement et de discrimination».
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