Qui comme premier ministre?La France entre une gauche déchirée et un Macron manœuvrier
Après l’incapacité de la gauche de s’unir sur un nom de premier ministre, tout se jouera jeudi lors de l’élection du président de l’Assemblée.

C’est fait, Gabriel Attal n’est plus premier ministre. Sa démission, ainsi que celle de son gouvernement, a été acceptée par le président Emmanuel Macron. Mais jusqu’à la nomination d’un successeur, celui qui fut en janvier le plus jeune premier ministre de l’histoire de la Ve République reste en place avec l’entier du gouvernement pour régler les «affaires courantes» et assurer, «au nom de la continuité, le fonctionnement minimal de l’État». On appelle ça un «gouvernement démissionnaire», qui présente le double avantage de ne pas pouvoir être renversé par une motion de censure du parlement et surtout de permettre aux 17 ministres élus comme députés de siéger dès jeudi 18 juillet à la séance constitutive de l’Assemblée nationale. Avec droit de vote.

















