#MeToo dans la musiqueLe rappeur Lomepal visé par une troisième plainte pour viol
Une nouvelle plainte a été déposée mardi contre le chanteur français pour des faits qui auraient eu lieu en 2017, selon «Mediapart». L’accusé nie toute contrainte.

Déjà visé par deux plaintes pour viol déposées en 2020 et 2023, Lomepal – Antoine Valentinelli à l’état civil – fait l’objet d’une nouvelle accusation. La victime présumée, une femme âgée de 33 ans, a déposé plainte pour viol contre le rappeur français mardi 21 mai dans un commissariat parisien, apprend-on dans «Mediapart».
Marie*, dont le témoignage a été recueilli par le média d’investigation, raconte avoir rencontré Lomepal à une soirée chez des amis communs en 2016. Les faits pour lesquelles elle l’accuse remontent à janvier 2017 et auraient eu lieu chez la mère du chanteur dans le sud de Paris, où celui-ci résidait à l’époque.
La victime présumée, qui explique à «Mediapart» avoir eu des rapports sexuels avec Lomepal les jours précédant l’agression, se souvient s’être endormie dans le lit du rappeur puis s’être fait réveiller en sursaut par ce dernier alors qu’il tentait de la violer. Marie affirme lui avoir dit «stop», «non», «arrête» et l’avoir repoussé, en vain. Elle assure que le chanteur aurait malgré tout continué.
«Je me souviens m’être dit que je ne pouvais pas crier car j’allais réveiller sa mère» confie-t-elle au média français. Elle affirme avoir dit à Antoine Valentinelli: «C’est quoi que tu ne comprends pas quand on te dit non?» Ce à quoi il aurait répondu «On sait très bien ce que ça veut dire quand vous dites non.»
Habitant trop loin pour partir en pleine nuit, la femme alors âgée de 25 ans raconte avoir passé le reste de la nuit chez Lomepal et être «partie travailler très tôt» le lendemain matin. Le chanteur, lui, offre une autre version: il assure avoir pris le petit-déjeuner avec elle et un ami. Contacté par «Mediapart», ce dernier n’a pas souvenir de cette rencontre. Selon Marie, leur relation s’est terminée ce soir-là, malgré quelques derniers échanges.
Antoine Valentinelli confirme de nombreux éléments du témoignage de Marie mais nie toute contrainte, affirmant que la relation était consentie. «Je n’aurais jamais ne serait-ce qu’imaginé faire cela à quelqu’un d’endormi», se défend-il, disant se «souvenir très bien de ce rapport». Le chanteur affirme également avoir parlé de ce rapport à un de ses amis, ce que ce dernier a confirmé à «Mediapart».
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