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Conte philosophiqueFranz-Olivier imagine Paris en 2030

Dans «Dernier été», lui qui se dit «un affreux optimiste», ricane néanmoins avec un humour jouissif sur la société française déliquescente qui se pointe. Ou Paris en 2030, quand «la bêtise et la canicule se font la courte échelle».


Franz-Olivier Giesbert, mateur redoutable de ses contemporains à travers le Paris 2030 de «Dernier été». Mantovani / Gallimard / DR
Franz-Olivier Giesbert, mateur redoutable de ses contemporains à travers le Paris 2030 de «Dernier été». Mantovani / Gallimard / DR
Mantovani / Gallimard / DR

Diable d’homme que Franz-Olivier Giesbert, doté d’une prescience qui subjugue et cingle ses contemporains. Dans «Dernier été», sa vision de Paris en 2030 porte une résonance d’époque flagrante, charge à gauche comme à droite, tape fort sur les adeptes de la pensée molle, du consensus débilitant. «Quand l’affaire du Covid est arrivée au début de l’année, je bouclais mon conte philosophique déjà trempé de satire grinçante et d’ironie claquante à la manière française. J’y parlais déclin de l’Occident sur fond de réchauffement planétaire, montée de bien-pensance, de bêtise et haine. Il a suffi d’angler.» De quoi en prendre plein la figure. Mais c’est jouissif tant l’humour surnage au fil de la Seine nauséabonde pour cause de dérèglement climatique.

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