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InterviewGaël Faye, brûlé par le «rêve kerozen»

Trois années durant, il a fait le tour du monde pour présenter «Petit pays», roman évocateur de son enfance au Burundi. Repu des avions, c’est à présent le rappeur qui reprend la main, pour livrer son second album, «Lundi méchant».

Gaël Faye, par le photographe Victor Pattyn pour son deuxième album, «Lundi méchant».
Gaël Faye, par le photographe Victor Pattyn pour son deuxième album, «Lundi méchant».
Victor Pattyn

Romancier à succès avec «Petit pays», adapté en 2020 au cinéma, Gaël Faye poursuit en musique la narration de son inquiétude géographique: Blanc dans son Burundi natal, Rwandais en France, désormais établi entre Paris et Kigali, c’est à présent le rappeur qui balance son second album, «Lundi méchant».

La France est-elle votre nouvelle résidence?

Cette année, oui. Parcours artistique oblige. Si je le pouvais, je serais sur les rives du lac Kivu.

À Paris, que faites-vous? Où êtes-vous?

Dans un petit studio du XXe arrondissement, où j’écris. Ma grande fierté est d’avoir reçu d’une amie ébéniste une bibliothèque sur mesure. J’y ai mis tous mes livres. De toute ma vie, c’est la première fois que j’ai une pièce à moi. Ça ne m’était jamais arrivé. C’est un sentiment de confort, celui aussi de m’être embourgeoisé.

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