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Eurovision 2025Genève et Bâle encore en lice pour organiser le concours

Genève et Bâle ont été retenues par la SSR pour l’organisation de l’Eurovision. La décision finale sera prise fin août.
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Genève et Bâle sont les deux villes retenues par la SSR pour organiser le concours Eurovision de la chanson 2025. Les deux finalistes seront départagées fin août, indique vendredi la SSR sur son site. Zurich et Berne ont été recalées.

Les villes intéressées avaient jusqu’à fin juin pour déposer, sur la base d’un cahier des charges détaillé, leur dossier de candidature en vue de l’organisation du prochain Concours Eurovision de la Chanson 2025 (Eurovision).

Le choix des deux villes finalistes s’est fait à l’aune de critères comme le concept de salle, les connexions en transports publics, la durabilité, la capacité hôtelière, les concepts de sécurité et d’élimination des déchets, l’investissement, l’expérience en matière d’événements d’envergure, le soutien et la motivation, écrit la SSR.

Les autorités genevoises se sont engagées à débloquer 30 millions de francs pour organiser l’événement, qui se tiendrait à Palexpo pour le concours. À Bâle, aucun chiffre n’a encore été articulé. Ce 69e concours de l’Eurovision aurait lieu à la halle Saint-Jacques.

Grosses retombées économiques

Si l’investissement est important, les retombées économiques attendues sont considérables. Liverpool, hôte du concours en 2023 avait enregistré une valeur ajoutée de 62 millions d’euros.

La Ville et le canton de Genève ont accueilli «avec grande satisfaction» la décision de la SSR de retenir leur candidature. «C’est une excellente nouvelle, nous sommes très heureux de voir Genève parmi les finalistes», indique la conseillère administrative de la Ville de Genève Christina Kitsos, citée dans un communiqué.

«Nous allons continuer à travailler main dans la main avec la Ville, Palexpo, Genève Tourisme ainsi que les acteurs de l’économie et de la société civile afin de proposer un projet qui rendra cette édition 2025 inoubliable», relève, de son côté, le conseiller d’État genevois Thierry Apothéloz.

Comme à Genève, le gouvernement de Bâle-Ville «se réjouit» que la cité rhénane fasse partie des deux villes présélectionnées par la SSR. Ce choix montre que Bâle «offre de bonnes conditions pour organiser de grands évènements internationaux», écrit-il dans un communiqué.

Dans la seconde phase de la sélection, les autorités bâloises vont mener des négociations concrètes de contrat avec la SSR. Si le choix final se porte sur Bâle, le Conseil d’État soumettra un crédit-cadre de 30 à 35 millions pour les frais d’infrastructure, de sécurité et de transports notamment.

Déception à Zurich

Autre ambiance à Zurich, où la déception est immense. La plus grande ville de Suisse faisait pourtant figure de favorite, grâce à ses importantes infrastructures, avec un Hallenstadion d’une capacité de 15’000 spectateurs.

À Zurich, ville considérée comme favorite dans la course à l’attribution du Concours Eurovision en raison de ses importantes infrastructures notamment, la déception est de taille. Les autorités vont désormais analyser les raisons pour lesquelles la SSR lui a préféré Genève et Bâle.

«La ville regrette profondément cette décision», écrit vendredi le département présidentiel de la maire Corine Mauch. Les autorités municipales sont «convaincues» d’avoir soumis «une candidature forte», à travers «la grande expérience (de Zurich) dans l’organisation de grands évènements», avec «ses excellentes infrastructures et les sites attrayants qu’elles proposaient».

Selon elle, le soutien du monde politique, des organisations partenaires et de la société était grand sur les bords de la Limmat. «Zurich et l’ESC seraient tout simplement allés de pair.»

Le bonheur des opposants bernois

À Berne, la décision d’écarter la candidature de Berne/Bienne a fait le bonheur des opposants à l’organisation de l’Eurovision par la ville fédérale. À leurs yeux, Bâle et Genève sont des sites bien plus appropriés pour l’événement. Le bâtiment, qui devait accueillir le concours, sur le site de Bernexpo, est encore en construction.

La semaine dernière, l’UDF, les Jeunes UDC et la fédération alémanique des contribuables ont annoncé qu’ils allaient lancer un référendum contre le crédit cadre de 20 millions de francs, adopté par le parlement de la Ville de Zurich pour l’organisation du grand évènement. L’UDF, l’UDC et les Verts alternatifs en avaient déjà fait de même concernant la candidature de Berne/Bienne.

Cette double opposition devient caduque, mais l’UDF avait aussi annoncé qu’elle entendait coordonner la récolte de signatures contre le crédit cadre de la future ville hôte. À Genève et à Bâle, un crédit cadre ne sera voté qu’une fois que la SSR aura fait son choix final.

Un bâtiment encore en construction

Les maires de Berne et de Bienne ont réagi vendredi avec déception à la décision de la SSR d’écarter leur candidature pour l’organisation du concours de l’Eurovision de la chanson 2025. Selon eux, les menaces de référendum et le choix d’un lieu encore en construction pour accueillir l’événement expliquent cet échec.

La SSR a jugé risqué d’organiser le concours dans un bâtiment encore en construction, a estimé le maire de la ville de Berne, Alec von Graffenried (Verts Liste Libre/VLL), auprès de l’agence de presse Keystone-ATS. Située sur le site de Bernexpo au nord-est de la ville, la salle prévue pour le concours devrait être achevée fin mars 2025, soit quelques semaines seulement avant le début de la manifestation.

Il faut un peu d’imagination pour envisager un événement de cette ampleur en mai 2025 dans une infrastructure encore en construction, a reconnu Alec von Graffenried, alors que Genève et Bâle disposent de sites déjà fonctionnels. Il s’est cependant dit convaincu que le lieu proposé reste le meilleur de tous et que Berne et Bienne auraient été à même d’accueillir l’événement avec succès.

Les menaces de référendum – brandies par l’UDC, l’UDF et le Parti vert alternatif notamment – ont aussi pesé négativement dans la balance, selon le maire. Il estime que la SSR a voulu éviter une votation populaire car même si des voix se sont élevées contre les candidatures bâloise et genevoise, c’est à Berne et Zurich que les menaces de référendum ont été les plus fortes.

Bienne regrette également

Le maire de Bienne Erich Fehr (PS) s’est également déclaré déçu, tout en précisant que les chances de succès de la candidature Berne/Bienne n’étaient de toute façon que de 25% compte tenu des quatre dossiers soumis.

Il estime que, même sans accueillir le concours sur son sol, la région profitera du concours de musique, en particulier les branches de l’hôtellerie et de la restauration. Étant donné que la Suisse peut organiser l’Eurovision grâce à la victoire de l’artiste biennois Nemo, des manifestations annexes auraient dû être planifiées à Bienne, a encore dit Erich Fehr.

ATS