AboMon animal et moiBeauté des podiums, «Mugi» remplit Christian de fierté
Ce n’est pas pour rien que le chat bengal est parfois surnommé le «tigre domestique». Celui du Genevois Christian Niquille collectionne les récompenses.

Avec sa robe tachetée façon léopard et son allure de fauve, le chat bengal fait rêver beaucoup d’amoureux des matous. Et question beauté, celui de Christian Niquille, Mugi, force d’ailleurs le respect. Pas étonnant qu’avec ses grands yeux verts, ses belles rosettes bien marquées et sa grâce toute naturelle, ce mâle castré de 8 ans ait été sacré grand champion international. Mais au risque de doucher les espoirs de certains, son propriétaire nous met d’entrée de jeu en garde: «Le bengal est assez difficile à élever et je le déconseillerais à ceux qui s’occupent d’un chat pour la première fois.»
Cet ancien pâtissier-confiseur de 56 ans sait de quoi il parle. Devenu informaticien de gestion après un accident de moto qui l’a laissé paraplégique il y a trente-six ans, il a également été un temps éleveur de cette race. À Thônex (GE), Mugi vit d’ailleurs avec sa mère, Inoue. «Ils sont extrêmement curieux, intelligents et têtus, décrit le Genevois. Alors quand ils ont une idée en tête, impossible de les en détourner. À la maison, ils arrivent à tout ouvrir: tiroirs, armoires et portes. On a d’ailleurs dû poser des poignées verticales sur celles qui devaient rester fermées.»
Jusqu’à 3000 francs
Mais leur côté sauvage – la race est née d’un croisement entre un chat domestique et un chat léopard asiatique – a aussi parfois tendance à ressortir. «Ils ont la manie de marquer leur territoire un peu partout dans l’appartement. Avec ma femme, on les a aussi amenés très jeunes dans des lieux publics pour qu’ils soient touchés et caressés par les gens. Sinon, ils risquent d’adopter un comportement craintif, voire agressif, vis-à-vis des visiteurs à la maison.»
Pas de souci de ce côté-là pour Mugi, qui parade fièrement dans la pièce, tout en quémandant des caresses de sa voix grave et insistante. Parce que le bengal est «bavard»! Sans compter que ce chat n’est pas à la portée de la première bourse venue. «Comptez entre 1500 2000 francs pour les premiers prix, confirme Christian Niquille. Et jusqu’à 3000 pour les meilleures lignées.»
Une bête de concours
À voir évoluer Mugi autour de nous, on est surtout frappé par la finesse de ses traits et la délicatesse de sa robe. «Dès sa naissance, on a vu que ça allait être un très beau chat: ses rosettes étaient déjà pétantes.» Et depuis que son propriétaire l’a lancé sur le terrain des expositions félines, Mugi n’en finit pas de gravir les échelons.

D’abord champion à Genève, puis champion international, et enfin grand champion international (chacun des titres nécessite d’en remporter d’abord trois ou quatre dans chaque catégorie), il était en train d’accumuler les victoires lui permettant de s’attaquer au titre de champion d’Europe quand le Covid a frappé. Depuis, Mugi attend de reprendre le chemin des concours.
Avec une maman prénommée Inoue, les nippophiles auront noté un certain attrait du Genevois pour le Japon… «Oui, avec ma femme on est fans de mangas et on a décidé de baptiser tous nos chats du nom d’un personnage connu. Mugi, c’est bien sûr Mugiwara no Luffy de «One Piece». Inoue, elle, est l’une des étudiantes de «Bleach.»
Il nous précise aussi que le bengal a tendance à s’attacher à une personne de son choix de manière exclusive. «Heureusement, c’est moi qu’il a adopté. Ma sœur en a aussi un, mais le sien a porté son attention sur son mari. Pour vous faire comprendre, un jour, dans un hôtel, j’étais parti acheter des croquettes et j’avais laissé ma femme seule avec Mugi qui a commencé à hurler d’inquiétude. Elle a eu beau tenter de le rassurer, il ne se laissait pas approcher. Alors que ma femme a assisté à sa naissance.» Un sacré caractère, ces bengals...
Leurs indispensables



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