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NucléaireGenève ne veut pas d’un dépôt de déchets radioactifs au Bugey

La Ville et le canton saisissent la justice pour s’opposer à l’entreposage d’un amas de déchets dits «activés» récemment autorisé par l’autorité de sûreté nucléaire française.

La centrale du Bugey.
La centrale du Bugey.
AFP

La Ville et le canton de Genève s’opposent à l’exploitation d’un dépôt de déchets radioactifs sur le site de la centrale nucléaire du Bugey, dans le département de l’Ain, à environ 70 kilomètres de la frontière genevoise. Les deux collectivités publiques ont annoncé ce vendredi avoir saisi la justice.

L’Autorité de sûreté nucléaire française avait donné son feu vert le 28 juillet dernier à la mise en service d’une installation de conditionnement et d’entreposage de déchets activés (ICEDA) au Bugey. Le 28 septembre, la Ville et le canton de Genève ont recouru contre cette décision aux côtés de 4 riverains du site.

L’ICEDA doit être exploitée par EDF. Elle a pour but d’accueillir des déchets radioactifs produits dans le cadre du démantèlement des centrales nucléaires de première génération et de Creys-Malville. Elle doit aussi recevoir des déchets issus de l’exploitation et de la maintenance des centrales nucléaires à eau pressurisée.

La centrale nucléaire du Bugey est source d’inquiétude pour la Ville et le canton de Genève depuis 2016. Les Genevois estiment que l’infrastructure, ancienne, constitue un danger. En 2019, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris, afin qu’une enquête soit ouverte par un juge d’instruction.

ATS/NXP