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CoronavirusGenève va soutenir financièrement le monde de la nuit

Le Grand conseil genevois a décidé jeudi soir de voter une aide d’urgence de deux millions de francs par mois maximum.

L’État de Genève va aider le monde de la nuit, fortement affecté par les mesures visant à lutter contre la propagation de Covid-19.
L’État de Genève va aider le monde de la nuit, fortement affecté par les mesures visant à lutter contre la propagation de Covid-19.
Photo d’illustration/Keystone

L’État de Genève va aider le monde de la nuit, fortement affecté par les mesures visant à lutter contre la propagation de Covid-19. Le Grand Conseil a voté jeudi soir à la quasi-unanimité une aide d’urgence plafonnée à 2 millions de francs par mois.

«Le monde de la nuit est en train de mourir», a mis en garde le député PS Youniss Mussa. Et de rappeler son rôle en termes culturels, de divertissement, de sécurité et d’emploi. À Genève, les boîtes de nuit, dancings, discothèques et autres salles de danse sont fermés depuis le 31 juillet. La mesure cantonale devait durer jusqu’au 23 août, mais elle a été prolongée au 16 novembre.

Pas de licenciement

L’accord signé par la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Genève, le Grand Conseil de la nuit, un organisme créé il y a une dizaine d’années pour défendre les boîtes, et le Syndicat culture nocturne prévoit une prise en charge par le canton d’une partie des frais généraux effectifs des établissements, comme le loyer ou les assurances, ainsi que les charges fixes. L’indemnité moyenne se situe entre 30’000 et 40’000 francs par établissement.

En contrepartie à cette aide, les établissements s’engagent sur l’honneur à ne pas licencier leur personnel pour des motifs liés à la crise économique et sanitaire. Le secteur représente un millier d’emplois, mais les postes de travail indirects sont encore plus nombreux, comme les producteurs de boissons ou les taxis, a relevé le conseiller d’État Pierre Maudet, en charge du Développement économique.

Densifier la zone villas

A Genève, les communes établiront un plan directeur en vue de la densification éventuelle de leurs zones villas. Le Grand Conseil a accepté jeudi soir un projet de loi PLR visant à leur donner davantage de pouvoir, tout en assurant un développement cohérent du canton.

Le projet de loi du PLR, qui a fait l’objet d’un compromis en commission, a été accepté par 77 oui, contre 15 non. Il vise à lutter contre un développement anarchique de la zone villas et à préserver l’environnement en ne densifiant que les zones proches des transports publics et en prévoyant des surfaces en pleine terre, libres de toute construction.

ATS/NXP