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L’entraîneur du LS a retrouvé ses joueursGiorgio Contini: «Tout le monde avait le sourire»

A l’heure de la reprise, le coach de la Pontaise évoque la nouvelle normalité et ce qui a été mis en place pour faire barrage au coronavirus. Tous les joueurs ont été testés.

Giorgio Contini a enfin pu retrouver ses joueurs ce lundi matin.
Reprise du Lausanne-Sport.
Giorgio Contini a enfin pu retrouver ses joueurs ce lundi matin.
VANESSA CARDOSO/ 24HEURES

Soixante-six jours après un dernier match amical disputé à huis clos à la Pontaise (1-1 le 13 mars contre le FC Sion), Lausanne Sport, confortable leader de Challenge League, a retrouvé ce lundi les terrains d’entraînement. Pour beaucoup, la fin d’une longue période de confinement qui, faute d’objectifs concrets et d’échéances, a parfois été difficile à appréhender, principalement mentalement. Pour l’entraîneur Giorgio Contini, c’est aussi le début d’une nouvelle ère, même si ce n’est pas celle que l’on espérait.

Giorgio Contini, en arrivant ce matin à votre bureau de la Pontaise, à quoi avez-vous pensé?

Au fait de retrouver un semblant de normalité. Etre avec ses joueurs, c’est le métier d’un coach. J’en ai été privé durant ces longues semaines de confinement. En famille à Saint-Gall, j’en ai profité pour faire l’école à la maison, avec mes deux enfants. Ils n’avaient jamais vu leur papa aussi longtemps!

Concrètement, comment s’est déroulé cette reprise?

Par petits groupes, qui se sont succédés les uns après les autres. Les gardiens ont été les premiers à arriver à 9h, puis les groupes sont arrivés chaque demi-heure. On a beaucoup insisté sur la prévention. Pour cette première, on a utilisé cinq vestiaires différents mais personne ne s’est douché au stade. Chacun est ensuite rentré à la maison.

Les joueurs avaient-ils passé un test?

Oui, des mesures sanitaires très strictes ont été instaurées, toute l’équipe avait été testée vendredi dernier. Personne n’était positif. Les joueurs ont aussi effectué des tests sanguins afin de pouvoir comparer les données.

Quel était le but premier de ses retrouvailles?

De revoir de la vie au sein du groupe, de retoucher un ballon ensemble. Vivre aussi longtemps sans ballon, cela crée un manque. Tout le monde est arrivé avec le sourire. Il y a eu des rires, de la joie, celle d’être à nouveau réuni. On a commencé en douceur. Le monde a changé avec cette pandémie. La nouvelle normalité, c’est ça. Et il faut l’accepter.

D’où l’émergence d’un nouveau football, un football privé de son environnement?

La chose principale en football, et que l’on a parfois tendance à oublier, c’est le jeu. On s’est souvent focalisé sur l’environnement, le décor, l’atmosphère, tout ce qui entoure le jeu. Aujourd’hui, c’est comme si l’on retrouvait l’authenticité du football originel. On voit la technique, on voit la tactique, on voit le jeu, on se concentre sur les choses essentielles…

En reprenant ce lundi déjà, on imagine que l’objectif est clair du côté du LS…

Oui, c’est de pouvoir rejouer. On se prépare à ça. On veut pouvoir terminer ce que l’on a commencé. On mérite de décrocher notre promotion sur le terrain.

Qu’en est-il de votre contrat, lequel arrive à échéance au 30 juin?

Contractuellement, la situation est un peu bizarre. J’aurais dû déjà le prolonger (ndlr: Contini est au bénéfice d’une clause de prolongation automatique en cas de promotion) depuis un moment. Cela n’a pas été possible pour les raisons que l’on sait. On est en train de régler les choses. De part et d’autre, il y a une volonté de continuer ensemble sur le même chemin…