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Mobilité plus moderneGland a de grandes ambitions pour ses transports publics

Une meilleure desserte, des horaires élargis et des innovations: combiner minibus et taxis, véhicules autonomes et même télécabine est envisagé.

Le Transport urbain de Gland (TUG) se résume à une seule ligne de bus qui traverse la ville du sud-est au nord-ouest en passant par la gare.
Le Transport urbain de Gland (TUG) se résume à une seule ligne de bus qui traverse la ville du sud-est au nord-ouest en passant par la gare.
Florian Cella

À Gland, la voiture est reine. Avoir à la fois une jonction d’autoroute à proximité et un grand nombre de places de parc au centre-ville lui ouvre cette voie royale. À tel point qu’il y a saturation aux heures de pointe. Il existe bien le Transport urbain de Gland (TUG), mis en service en 1989, mais il se résume à une seule ligne de bus, qui ne circule pas après 20 heures, ni le week-end, et ne dessert pas les zones périphériques, où se trouvent pourtant le centre sportif, la Clinique La Lignière ou la plage.

La Municipalité a décidé de s’emparer de la question en envisageant toutes les solutions possibles. Une analyse préliminaire réalisée par un bureau d’ingénieurs-conseils a déjà esquissé quelques pistes incluant des options incontournables, comme l’amélioration des dessertes et des horaires, mais aussi des innovations ambitieuses: combiner minibus et taxis, bus à la demande, véhicules autonomes et télécabine urbaine. Jeudi, le Conseil communal a voté un crédit de 70’000 francs pour étudier toutes ces pistes.

«Le but n’est pas seulement d’ajouter deux ou trois arrêts de bus, mais d’avoir un transport public plus rapide, plus écologique et plus moderne, qui pourra répondre aux attentes de toute la population.»

Jeannette Weber, municipale à Gland

«Ne rien exclure»

«Le but n’est pas seulement d’ajouter deux ou trois arrêts de bus, mais d’avoir un transport public plus rapide, plus écologique et plus moderne, qui pourra répondre aux attentes de toute la population, explique Jeannette Weber, municipale responsable de ce dossier. On ne veut rien exclure, ni des navettes autonomes desservant le centre sportif et la future patinoire, ni une télécabine qui irait jusqu’à Begnins. Pourquoi ne pas rêver d’un monde sans voiture?!»

Jeannette Weber tient à cette ouverture aux projets les plus osés, mais garde les pieds sur terre. Il y aura une étude de faisabilité, puis l’analyse de la mise en œuvre et des coûts. La municipale va aussi contacter les communes voisines pour trouver des synergies, notamment dans l’idée de proposer un bus sur appel. D’autre part, la mise en place de minibus aux périodes creuses permettrait d’améliorer les temps de parcours et, de là, l’attractivité de l’offre. Un sondage sera conduit prochainement pour connaître les attentes de la population.

Jeudi soir, en plus d’un crédit pour la prospection de la nappe d’eau de La Cézille, le Conseil communal a débloqué 3 millions de francs pour l’extension des activités sportives à En Bord. Ce projet, plébiscité, a entraîné le dépôt d’un postulat demandant à la Municipalité d’améliorer l’accès au centre sportif en transports publics et à vélo. Pour cette destination au moins, le besoin est clairement avéré.