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Politique communaleGrandson surveillera ses délinquants avec des caméras

Malgré la tentative de la gauche de limiter la zone filmée en permanence au périmètre scolaire, des installations seront aussi posées aux abords des cinq petites plages.

Le collège du Jura est l’un des deux complexes scolaires grandsonnois où des caméras de vidéosurveillance seront installées.
Le collège du Jura est l’un des deux complexes scolaires grandsonnois où des caméras de vidéosurveillance seront installées.
OLIVIER ALLENSPACH – A

Vingt-six caméras surveilleront bientôt les abords des cinq petites plages et le périmètre scolaire grandsonnois. Sans surprise, cette décision prise jeudi soir par le Conseil communal a fait l’objet d’un match gauche-droite. Surtout joué du côté des Verts et des Roses.

Les élus de gauche estiment en effet que l’installation de cinq caméras à proximité des «plages de poche» ne fait pas vraiment sens. Contrairement aux vingt et une qui seront posées entre le collège du Jura et le complexe scolaire et sportif de Borné Nau. «Au bord du lac, les enjeux sont beaucoup plus limités. On n’y trouve pas d’infrastructures ou bâtiments communaux de valeur, a ainsi relevé l’écologiste Nicolas Perrin. Sans compter que les derniers dégâts commis l’ont été dans le contexte exceptionnel du semi-confinement.»

«Sur ces cinq dernières années, je pense que personne ne peut nier un accroissement d’actes répréhensibles sur le territoire communal.»

François Payot, syndic de Grandson

Car une augmentation des déprédations et autres actes répréhensibles dans les trois zones retenues par la Municipalité sont bien à la base de ce projet. «Sur ces cinq dernières années, je pense que personne ne peut nier un accroissement de tels agissements sur le territoire communal», a souligné le syndic François Payot.

La gauche a néanmoins déposé plusieurs amendements. Notamment par le biais de membres de la commission chargée d’étudier le préavis qui n’a pas saisi l’opportunité de déposer un rapport de minorité. Cette attitude a eu le don d’agacer le PLR Michel Emmel, lui aussi membre de cette commission: «Venir en plénum remettre en cause une décision prise à la majorité me déçoit fortement. Ce n’est pas ainsi que je vois la politique.»

L’impact devra être démontré

Majoritaires au sein de l’organe délibérant, PLR et UDC ont fait bloc pour refuser la proposition de Nicolas Perrin de limiter la vidéosurveillance aux deux secteurs scolaires. Ils ont cependant accepté un autre amendement, déposé par le socialiste Thomas McMullin. Avant le terme du contrat de location de matériel qui court sur cinq ans, un rapport devra être établi sur l’impact réel qu’auront ces caméras sur le comportement des gens.

À noter que les frais d’installation et d’exploitation des caméras se partagent entre la Commune et l’Association scolaire intercommunale de Grandson et environs selon une clé de répartition de 65% – 35%. La pose du système coûtera ainsi 32’800 francs aux autorités communales, qui débourseront ensuite annuellement 39’000 francs pour leur utilisation.