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Mobilité en stationGryon veut mettre de l’ordre dans ses parkings touristiques

La cohabitation entre hôtes et indigènes est devenue compliquée sur les aires de stationnement de l’Alpe des Chaux. La Municipalité veut y remédier.

Quelque 200 places publiques sont disséminées dans la région de l’Alpe des Chaux, sur les hauts de Gryon. La Municipalité veut mieux les organiser.
Quelque 200 places publiques sont disséminées dans la région de l’Alpe des Chaux, sur les hauts de Gryon. La Municipalité veut mieux les organiser.
Google Maps

Depuis deux hivers, la Municipalité de Gryon «croule sous les plaintes de riverains», selon Éric Chabloz, édile en charge du Tourisme. La question du stationnement dans les zones touristiques de la commune fait régulièrement l’objet d’interventions au Conseil communal.

«Le problème vient essentiellement du mélange de places privées et publiques, précise l’édile. Les propriétaires voient souvent leur case occupée par les véhicules de touristes.» Le développement de nouvelles activités estivales avec l’aménagement d’un lac sur le plateau de Frience attire désormais plus d’hôtes et complique encore la situation.

Rationaliser le stationnement

L’Exécutif tatchi veut se saisir du problème et sollicite un crédit de 190’000 francs auprès du Conseil communal qui se prononcera lundi. «Le but est d’utiliser les aires existantes dans le secteur de l’Alpe des Chaux et d’y rationaliser le stationnement», précise Éric Chabloz. Pour ce faire, il s’agit de regrouper les cases destinées aux touristes en déplaçant une partie des places privées.

Le projet a été élaboré en compagnie de la Société d’animation et de services de l’Alpe des Chaux, qui représente les propriétaires. Ces aménagements permettront un gain d’une quarantaine de places réparties dans quatre secteurs, en sus des quelque 200 existantes.

L’Alpe des Chaux et Frience sont aujourd’hui desservis durant l’été par un bus. Alors que Gryon se positionne comme station authentique et verte, n’aurait-il pas fallu renforcer l’offre actuelle, dont la «capacité de transport est limitée, particulièrement pour l’équipement de sport accompagnant ses utilisateurs», comme le relève la Municipalité? «Justement, les réaménagements destinés aux véhicules restent volontairement limités et leur budget modeste, répond Éric Chabloz. Si nous ne créons que 40 places supplémentaires, c’est justement parce que des améliorations de la desserte en transports publics – par le bus et les remontées mécaniques – sont en cours de réflexion.»