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VaudGuy Parmelin vante les mérites du remaniement parcellaire

Le conseiller fédéral s’est rendu dans les champs du village du Gros-de-Vaud, à Assens, pour admirer la réorganisation de certaines terres afin d’optimiser l’agriculture.

Guy Parmelin a retrouvé ses terres vaudoises vendredi après-midi. Le conseiller fédéral s’est déplacé à Assens pour visiter un projet de remaniement parcellaire, un instrument dont il a loué l’efficacité pour développer une agriculture durable et viable.

Guy Parmelin s’est rendu dans les champs du village du Gros-de-Vaud, où il a pu constater les effets d’un remaniement parcellaire initié il y a plus de 10 ans. Une surface de 576 hectares regroupant 25 exploitations a été réorganisée entre Assens et quatre communes voisines.

Ce remaniement a permis de regrouper les parcelles des mêmes propriétaires, de rapprocher les terrains des fermes et d’améliorer la forme des champs pour faciliter le travail. Sur le plan écologique, divers biotopes – haies, bosquets, ruisseaux – ont été créés.

Parallèlement, sept passages à niveau non gardés sur la ligne du LEB ont été supprimés, de même que 2000 m de lignes électriques aériennes. Le projet a aussi permis de repenser complètement les chemins agricoles et les collecteurs d’eau.

Ces différents travaux ont nécessité la mise en place d’une équipe multidisciplinaire, composée des propriétaires et exploitants, de maîtres agriculteurs, d’un géomètre ou encore d’un biologiste.

Financement multiple

Pour Guy Parmelin, le remaniement parcellaire permet de concilier plusieurs objectifs en un même processus. En plus d’augmenter la productivité et la qualité de vie dans un espace agricole, cet outil permet de valoriser les paysages et les sites naturels, a déclaré l’ancien agriculteur-viticulteur.

Le ministre de l’économie a souligné que ces projets correspondaient à un réel besoin des agriculteurs locaux, et qu’ils n’étaient pas initiés par des fonctionnaires fédéraux ou cantonaux. La Confédération et les cantons interviennent en revanche au niveau du financement, prenant en charge chacun environ un tiers du coût total.

A Assens par exemple, le projet a coûté 8,8 millions de francs, dont 3,2 millions de contributions fédérales. En enlevant la part prise en charge par le canton de Vaud et la commune, le coût restant s’est monté en moyenne à environ 50'000 francs par exploitant.

Guy Parmelin était accompagné vendredi après-midi du directeur de l’Office fédéral de l’agriculture Christian Hofer, du conseiller d’Etat vaudois Philippe Leuba, des autorités communales et de représentants du syndicat AF (pour améliorations foncières) d’Assens.

Au terme de la visite, un arbre a été planté dans les champs pour symboliser une nouvelle étape dans ce remaniement parcellaire, dont les travaux sont en train d’être finalisés.

ATS/NXP