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GrèceHeurts entre police et migrants à Lesbos

Une manifestation, censée exiger des abris après les incendies qui ont détruit le camp de Moria, a dégénéré en affrontement avec les forces de l’ordre, samedi en Grèce.

A l’instar de plusieurs villes suisses et d’une motion acceptée aux Chambres fédérales, les députés neuchâtelois ont approuvé une résolution qui demande au Conseil fédéral d’augmenter de manière conséquente le quota de réfugiés de Moria qui seront accueillis. (Mercredi 30 septembre 2020)
A l’instar de plusieurs villes suisses et d’une motion acceptée aux Chambres fédérales, les députés neuchâtelois ont approuvé une résolution qui demande au Conseil fédéral d’augmenter de manière conséquente le quota de réfugiés de Moria qui seront accueillis. (Mercredi 30 septembre 2020)
Keystone
Quelque 6000 des quelque 13’000 réfugiés chassés par l’incendie du camp de Moria, sur l'île de Lesbos, ont été installés dans un nouveau camp provisoire. (Vendredi 18 septembre 2020)
Quelque 6000 des quelque 13’000 réfugiés chassés par l’incendie du camp de Moria, sur l'île de Lesbos, ont été installés dans un nouveau camp provisoire. (Vendredi 18 septembre 2020)
KEYSTONE
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La police grecque a usé samedi de gaz lacrymogènes face à une manifestation violente de migrants, à la rue depuis l’incendie du camp de Moria, sur l’île de Lesbos. Plusieurs personnes ayant du mal à respirer ont été emmenées en ambulance.

Alors que les autorités locales tentent depuis vendredi de mettre en place des solutions d’urgence, avec des milliers de tentes dans un grand champ clôturé, les migrants, eux, disent leur ras-le-bol de ce camp sordide où ils attendent depuis des mois, certains des années, d’être transférés.

L’incendie, apparemment volontaire, a laissé plus de 11’000 personnes, dont des milliers d'enfants, sans abri depuis le début de la semaine, dormant dans les rues ou sur les routes, dans des conditions particulièrement difficiles.

Samedi, avec la tension à son comble, des centaines d’entre eux, dont de nombreux hommes jeunes, ont manifesté non loin du nouveau camp temporaire, avec des pancartes clamant «Liberté!» ou «Nous voulons quitter Moria».

Des affrontements ont éclaté quand les manifestants ont jeté des pierres, les policiers leur répondant par du gaz lacrymogène.

Tensions avec la population

Le camp de Moria, le plus important d’Europe, depuis longtemps critiqué par les Nations unies et les groupes de défense des droits humains pour son surpeuplement et ses conditions sanitaires déplorables, a brûlé lors de cinq incendies successifs mardi soir et mercredi. Les autorités accusent les migrants d’avoir mis le feu. Peu de temps avant le premier incendie, 35 personnes avaient été testées positives au coronavirus et allaient être placées en isolement.

Beaucoup de ces migrants, principalement afghans, attendent puis longtemps d’être autorisés à aller vers d’autres pays d’Europe. Le camp provisoire de tentes devrait ouvrir samedi après-midi avec une capacité de 3000 personnes, a annoncé le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachi, ajoutant que «des tests rapides pour le coronavirus seront effectués à l’entrée».

La population locale ne voit pas forcément d’un bon oeil la construction de nouveaux camps. Les migrants se sont ces derniers jours répandus dans les rues, les routes ou les champs, utilisant ce qu’ils trouvaient pour s’abriter du soleil brûlant, branches d’arbres pour y accrocher une bâche, roseaux ou grandes herbes pour se ménager un abri, certains trouvant refuge sous les arbres du cimetière.

Et les groupes locaux d’aide ont eu du mal à leur procurer eau et nourriture. Le maire a immédiatement déclaré que les efforts pour construire des camps temporaires étaient «irréalistes», et des habitants ont tenté de bloquer leur construction avec des barrages.

ATS/NXP