Des alternatives à Google

Vie numérique Vie privée, ambitions sociales et écolos sont les credo de ces nouveaux moteurs de recherche.

Les petits moteurs de recherche sont peu utilisés… Dommage.

Les petits moteurs de recherche sont peu utilisés… Dommage. Image: DR

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Avec 92,1% de parts de marché dans le monde, selon Statcounter, Google règne d’une main de maître sur le royaume des moteurs de recherche. À trois, Bing, Yahoo! et le géant chinois Baidu se partagent cinq petits pour-cent, laissant peu de place aux plus petits acteurs. Pourtant, ils ne manquent pas de qualités.

1. Qwant et DuckDuckGo: le respect de la vie privée en étendard

Un des principaux reproches faits à Google concerne le traitement qu’il réserve aux données personnelles de ses utilisateurs. C’est sur ce point que Qwant et DuckDuckGo se distinguent du géant américain.

Le premier, un «petit poucet» français, revendique 2 milliards de recherches effectuées en 2018, un chiffre que dépasse largement Google en une journée à peine. Toutefois, Qwant a plus d’un argument pour lui: plutôt que de proposer des publicités ciblées à ses utilisateurs, il affiche des annonces en fonction de la recherche. Par ailleurs, il n’utilise aucun cookie qui permet d’identifier l’internaute. Les résultats ne sont donc pas classés en fonction du profil de ce dernier et sont donc identiques, peu importe qui effectue la recherche. Qwant est par ailleurs le seul moteur de recherche qui ne repose pas sur les algorithmes des géants de la tech, puisqu’il a développé et breveté ses propres solutions.

Malheureusement, aujourd’hui seul Firefox propose d’utiliser Qwant comme navigateur par défaut, mais une extension existe pour Chrome. Un navigateur Android et iOS est également disponible pour les smartphones, qui permet donc d’anonymiser ses recherches.

À l’instar de Qwant, DuckDuckGo, le moteur de recherche par défaut du logiciel Tor, n’utilise aucun cookie et crypte l’adresse IP de l’appareil sur lequel il est utilisé. Mais il s’agit d’un métamoteur. En clair, plutôt que d’utiliser ses propres algorithmes pour proposer les résultats de recherche les plus pertinents, il s’appuie sur les résultats d’autres moteurs comme Bing, Wikipédia ou encore Yahoo! pour répondre aux requêtes des internautes.

Après un tour dans les paramètres de son navigateur, DuckDuckGo est utilisable comme navigateur par défaut sur Chrome et Firefox, mais il existe également des navigateurs pour les appareils iOS et Android.

2 Ecosia: l’écolo

Lutter contre la déforestation grâce aux revenus publicitaires générés par les recherches, c’est la mission que s’est donnée Ecosia. Ainsi, si le modèle économique du moteur de recherche allemand, basé sur la publicité, est similaire à celui de Google, 80% des revenus engendrés par les clics sur la pub sont réinvestis dans des programmes de reforestation. L’ONG revendique ainsi la plantation de plus de 60 millions d’arbres depuis sa création, à la fin de 2009.

Ce métamoteur repose sur les bases de données de Bing, le moteur de Microsoft. L’ordre des occurrences est alors retravaillé par les algorithmes d’Ecosia pour orienter l’internaute vers des sites et des entreprises jugés plus respectueux de l’environnement. À noter qu’à l’heure où la part du numérique dans les émissions de CO2 ne cesse d’augmenter, Ecosia assure que le bilan carbone de ses recherches est négatif. Ce qui ne signifie pas qu’il en soit de même concernant l’impact environnemental des data centers utilisés.

Au niveau de la protection de la vie privée, Ecosia ne propose toutefois pas autant d’anonymisation que les deux premiers moteurs dont le respect des données personnelles est le leitmotiv.

3. Lilo: le philanthrope

Le principe de Lilo est assez similaire à celui d’Ecosia. En tant que métamoteur, il repose lui aussi sur les résultats proposés par Bing et Yahoo! Au fil de ses recherches, l’internaute collecte des «gouttes d’eau». Une fois celles-ci accumulées, il peut les investir dans une association sociale ou environnementale de son choix parmi les ONG sélectionnées par le moteur de recherche. Lilo s’engage à verser 50% de ses revenus publicitaires aux associations désignées par les internautes. Le reste est utilisé pour assurer le fonctionnement du site, sa communication et ses compensations carbone.

Le site fait son petit bonhomme de chemin depuis sa création, en 2014, puisque près de 42 millions de recherches sont effectuées chaque mois et que près de 2 millions d’euros ont été collectés pour les associations.

@Le Soir

À lire : «Chercher et enquêter avec internet», Olivier Bot, Éd. PUG (lire nos éditions du 1er décembre 2018)

Créé: 29.06.2019, 10h30

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