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L’EPFL invente l’Uber de la livraison par drone

L’école se lance dans le marché de la livraison par drone. Un secteur qui a aussi séduit la Poste

Septembre, mois des drones à l’EPFL. Quelques jours après avoir attiré le championnat de Suisse de ces engins volants à l’occasion des EPFL Drone Days, l’école annonce aujourd’hui avoir développé un drone capable de livrer de petits colis (jusqu’à 500 grammes) rapidement et en toute sécurité.

Avec cet appareil, l’école entend se profiler dans le secteur particulièrement porteur de la livraison par les airs, dans lequel se sont déjà engouffrés plusieurs mastodontes. Amazon a livré son premier colis par drone en décembre dernier, l’entreprise américaine de livraison UPS s’y essaie depuis cet hiver et, sous nos latitudes, le géant jaune s’y met. Depuis quelques mois, La Poste teste le concept pour le réseau hospitalier du Tessin en vue de l’échange régulier d’échantillons de laboratoire entre deux hôpitaux.

«Les drones qu’utilisent tous ces acteurs sont imposants et ne protègent pas leurs utilisateurs, commente Dario Floreano, directeur du Laboratoire des systèmes intelligents de l’EPFL. Ils sont par conséquent dangereux à manipuler, et nécessitent un entraînement. Ces raisons font que ces différents systèmes ne sont destinés à être employés que par des professionnels dûment formés. Le nôtre, à l’inverse, est prévu et conçu pour les particuliers. A terme, il permettra aux gens de s’envoyer des objets, tels que des clés de voiture, par les airs. Grâce au logiciel pour utilisation autonome qui permet de programmer l’appareil et de lui concocter un plan de vol qui lui fasse éviter arbres et bâtiments, notre système se voudra l’Uber de la livraison par drone.» Quelques années seront encore sans doute nécessaires aux mises au point de l’engin et au développement de la plateforme.

Pour s’adapter à une utilisation entre particuliers non initiés, le multicoptère doté de quatre hélices est entouré d’une cage en fibre de carbone pliable, sur le modèle des origamis. De quoi permettre d’attraper le drone sans se blesser. «La cage peut aussi servir à envoyer des kits de sauvetage lors d’accidents en montagne», poursuit le chercheur. Cet été, plus de 150 vols de livraison ont eu lieu à l’EPFL, tous couronnés de succès.

Qu’il s’agisse de servir particuliers ou professionnels, les acteurs du marché en sont convaincus: les drones sont une solution d’avenir. «Ils permettent un nouveau type de logistique ad hoc. Ils recèlent donc un potentiel prometteur à ce niveau, surtout sur le dernier kilomètre», confirme Nathalie Dérobert Fellay, porte-parole de La Poste, où l’on tire un bilan positif de l’expérience tessinoise dans le domaine médical. Sera-t-elle étendue? «Nous nous concentrons en premier lieu sur les envois spéciaux médicaux. Nous avons aussi reçu des demandes provenant d’autres branches que nous sommes actuellement en train d’étudier.»

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