L'ex-patron d'Uber tendu au procès contre Waymo

Voitures autonomesTravis Kalanick a témoigné mardi dans le procès qui oppose Uber à la filiale de Google Waymo. L'ex-PDG était plutôt tendu.

L'ex-patron d'Uber après son témoignage devant la cour de San Francisco. (Mardi 6 février 2018)

L'ex-patron d'Uber après son témoignage devant la cour de San Francisco. (Mardi 6 février 2018) Image: AFP

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L'ancien patron controversé d'Uber, Travis Kalanick, est apparu mardi à plusieurs reprises tendu et vague en témoignant au procès qui oppose son ancienne entreprise à Waymo, filiale d'Alphabet/Google, pour vol de technologies dans les voitures autonomes.

Waymo accuse l'un de ses anciens ingénieurs, Anthony Levandowski, d'avoir volé fin 2015 des milliers de documents confidentiels portant sur un système de lasers, technologie clé dans la conduite autonome, avant de fonder sa propre startup, Otto, rachetée ensuite par Uber en 2016.

La filiale de Google assure qu'Uber avait tout manigancé et racheté Otto en sachant que M. Levandowski aurait dans ses valises des secrets technologiques volés à Google. Mais M. Kalanick, dont l'apparition était très attendue, est souvent resté vague quant au calendrier et au contenu des rencontres avec l'ingénieur, répondant souvent par monosyllabes au feu roulant des questions de l'avocat de Waymo, Charles Verhoeven. «Je l'ai vu toute fin 2015 ou tout début 2016», a affirmé M. Kalanick.

Waymo réclame 2 milliards à Uber

Me Verhoeven a alors présenté devant la cour la copie d'un badge visiteur d'Anthony Levandowski datant du 20 décembre 2015, où l'on peut lire qu'il a rendez-vous avec M. Kalanick. «C'est très possible (...) je ne me souviens pas du rendez-vous. Je ne me souviens plus de ce dont nous avons discuté», a répondu l'ancien dirigeant.

Mais de façon générale, «il était vraiment inflexible quant à l'idée de créer son entreprise et nous étions inflexibles quant à l'idée de l'embaucher», a expliqué M. Kalanick. «Nous avons créé une situation où il avait l'impression d'avoir monté son entreprise et moi de l'avoir embauché», selon lui.

Montrant la photo d'un tableau blanc portant l'écriture de Travis Kalanick, Me Verhoeven a demandé à M. Kalanick de préciser ce que voulait dire ces mots manuscrits écrits pendant une réunion chez Uber: «lasers, données et conseil, ce sont les trois choses». Est-ce que cela veut dire que c'était les choses qu'Uber voulait avec Anthony Levandowski?, a demandé l'avocat. «Je ne suis pas sûr», a répondu Travis Kalanick.

Connu pour son tempérament impétueux et des méthodes peu orthodoxes, M. Kalanick --qui a co-fondé Uber-- a été poussé à la démission en juin 2017. Son témoignage doit se poursuivre mercredi. Waymo réclame quelque deux milliards de dollars à Uber. (afp/nxp)

Créé: 07.02.2018, 02h14

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