I am alive: l’enfer, c’est les autres

Jeu vidéoPas de zombies ni de mutants dans l’univers post-apocalyptique d’I am alive. C’est contre la bestialité des hommes que doit lutter le héros, un père à la recherche de sa femme et de sa fille. Une belle réussite.

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Il s’est passé un an depuis le «grand choc», qui a plongé le monde dans le chaos. Les routes sont encombrées d’épaves, les ruines des cités sont semées de cadavres. C’est dans ce décor aux teintes sépia qu’Adam, le héros, recherche sa femme et sa fille. Un pitch ultra-classique pour un survival horror qui l’est nettement moins.

Dans I am alive (Je suis vivant), l’horreur ne naît pas de mutants ou de zombies. Les abominations, ce sont les autres humains, cruels et sanguinaires, qu’Adam croise et affronte dans son périple. Armé d’une machette et d’un pistolet au chargeur désespérément vide, les combats sont rapides, crus, et ne laissent pas la place à l’erreur.

Arrête de jouer les héros

Le manque de munitions transforme la moindre balle en précieux trésor. Il oblige aussi le héros à assister, impuissant, à l’agression d’une femme par une bande de brute. Dur. On a envie de jouer les héros, abattre les agresseurs et fouiller leurs corps, à la recherche de matériel. Mais non. Sans force de feu, on évite de jouer les héros. On fait profil bas quand un clodo vous menace. Ça change.

Physiquement aussi, le protagoniste du jeu n’a rien d’un superhéros. Sa jauge d’endurance baisse dès qu’il fait des efforts. Cet aspect du gameplay se révèle particulièrement réussi et stressant, notamment lors des nombreuses phases d’escalade dans les ruines.

Au final, I am alive n’exploite pas l’entier du potentiel graphique de la Xbox 360. De loin pas. Mais l’atmosphère du jeu est captivante et les choix visuels sont cohérents. Comptez environ 6 heures pour terminer le jeu, disponible au téléchargement sur Xbox Live Arcade et le PS Store.

Note, 5,6/6

PS3, Xbox 360/18 ans

Créé: 12.03.2012, 17h56

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