Journey: un voyage qui vaut le détour

Jeu vidéoPlongez dans le périple poétique et visuel d'un des jeux les plus originaux du moment. Du grand art.

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Disons-le d’entrée de jeu, Journey est un OVNI dans le monde des jeux vidéo. Le héros (l’héroïne), drapé dans un grand manteau rouge n’a pas de nom. Pas de but ni de mission non plus. Parachuté dans un désert planté de pieux, son seul point d’orientation est une montagne fendue qui pointe à l’horizon. Une colonne de lumineuse s’élève de son sommet pour disparaître dans le ciel.

Dans un réflexe vieux comme le monde, on se dirige vers cette lumière. C’est le début du voyage qui emmène notre mystérieux chaperon rouge à travers des paysages somptueux et désertiques. Mers de sable, ruines mangées de dunes, villes souterraines et sommets enneigés, le décor est stylisé à l’extrême. L’architecture croise tout en finesse les 1001 Nuits avec des éléments Steampunk pour un résultat qui en met plein les yeux.

Un gameplay 100% zen

Si Journey est avant tout une expérience visuelle, les oreilles ne sont pas en reste. La bande-son où domine le violon rappelle les grands films historiques chinois. Elle confère une dimension cinématographique et épique à un gameplay 100% pacifique et zen. Joli tour de force.

En effet, tout ce que peut faire le joueur, c’est sauter et émettre des sons pour interagir avec son environnement. Il devra doser les deux afin de débloquer des mécanismes et se frayer un passage vers le prochain niveau. En chemin, et si la PlayStation est connectée à internet, il sera possible de s’associer à un autre joueur, choisi aléatoirement par la machine. Unique moyen de communication: les sons qu’émettent les personnages. L’idée est originale mais ne change pas radicalement le jeu d’une partie en solitaire.

Seul bémol, la durée de vie de Journey dépasse à peine deux bonnes heures. Les gamers qui n’ont pas reposé la manette après 5 minutes et qui se sont laissé envoûter, passeraient volontiers plus de temps dans cet univers onirique et reposant. Les concepteurs de Journey peuvent en tout cas se vanter d’avoir illustré avec talent la maxime: «L’important c’est le voyage, pas la destination».

Note: 5,8/6

PS3, uniquement en téléchargement sur le PlayStation Store. (7 ans)

(nxp)

Créé: 16.03.2012, 17h57

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