Une journée pour décrypter la numérisation

SuisseLa deuxième journée du numérique était organisée ce jeudi dans plus de 12 villes en Suisse.

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Alain Berset a évoqué une «révolution» en parlant de la numérisation jeudi dans le cadre de la 2e Journée du numérique. Dans un discours à la gare de Zurich, le président de la Confédération a souligné que l'équilibre helvétique pourrait en souffrir.

La numérisation va changer beaucoup de choses et plusieurs questions se posent, a constaté le conseiller fédéral devant un parterre d'invités et de passants. «Nos systèmes de formation sont-ils suffisamment orientés sur le numérique? Comment protéger la sphère privée?» sont des questions auxquelles le politique doit trouver des réponses.

«Mais que faut-il ne pas changer, que faut-il conserver?», s'est interrogé le conseiller fédéral. Pour lui, il faut protéger l'équilibre typiquement suisse entre compétitivité et social ainsi que l'équilibre entre les régions, qui fait partie de l'idée même de la Suisse.

Alain Berset optimiste

Au cours de la révolution numérique, «n'oublions pas les régions de la Suisse plus rurales, qui sont a priori moins compétitives dans le monde digital», a appelé Alain Berset. «Cette énorme transformation ne réussira que si tous les acteurs sont conscients que l'intégration dans la société de ce bouleversement technique est un plus grand défi que l'optimisation de modèles d'affaires numériques».

Le conseiller fédéral s'est montré optimiste. La transformation va réussir, car les Suisses possèdent le bon mélange pour évaluer les chances, les risques et les effets secondaires de la numérisation, a-t-il conclu.

Impliquer les employés

De son côté, Syndicom déplore que cette 2e Journée du numérique n'implique pas, à nouveau, les employés. Les entreprises ne pourront relever le défi numérique que si elles les intègrent dans cette mutation, indique-t-il dans un communiqué.

Le système de formation se révèle insuffisant. Les partenaires sociaux doivent développer les métiers et les conditions de travail en phase avec le développement technologique.

Il est par exemple nécessaire de répertorier rapidement les qualifications et les métiers dont la Suisse n'aura plus besoin à relativement brève échéance. Parallèlement, de nouveaux cursus doivent être créés, plaide le syndicat.

Cela signifie un changement de culture dans les écoles et les entreprises. La tactique actuelle du licenciement et de l'embauche va se révéler insuffisante devant l'ampleur de la mutation économique, induite par le numérique.

Protections des données

Le Chaos Computer Club Switzerland, la société numérique et la protection des consommateurs s'inquiètent aussi pour la protection de la vie privée comme des données des consommateurs. De nombreuses PME sont débordées, à la fois en termes de conformité aux réglementations en matière de protection des données comme de sécurité, relèvent ces organisations.

Cette 2e Journée du numérique est organisée par l'association digitalswitzerland, en collaboration avec 70 entreprises et institutions. L'objectif est de faire vivre concrètement la numérisation aux Suisses.

Activités dans une douzaine de villes

Des activités étaient organisées dans une douzaine de villes en Suisse. Cette journée est l'occasion d'ouvrir un dialogue avec la population. Elle doit permettre de présenter «les opportunités mais aussi les défis à relever» de la numérisation, explique Marc Walder, directeur général de Ringier et fondateur de digitalswitzerland dans un communiqué. Plus de 100 experts étaient disponibles pour échanger avec les curieux à travers la Suisse.

Comme lors de la précédente édition, le haut lieu de cette journée digitale était la gare centrale de Zurich où a eu lieu une foire du numérique. En Suisse romande, c'est la gare de Cornavin à Genève qui était au centre de l'attention.

Des activités étaient également prévues dans d'autres villes, dont Lausanne, Sion, Yverdon-les-Bains (VD) et Berne. Fondée en 2015, digitalswitzerland est une association qui regroupe plus de 120 des entreprises et organisations. Elle s'est fixée pour objectif de faire progresser le numérique en Suisse. (ats/nxp)

Créé: 25.10.2018, 06h14

Le robot Thymio

Quelque 4000 élèves valaisans et leurs enseignants découvrent le robot pédagogique Thymio, développé par l'EPFL. De quoi se familiariser avec la culture numérique, a indiqué jeudi l'Etat du Valais.

La rencontre avec le robot Thymio a eu lieu à l'occasion de la Journée suisse du numérique du 25 octobre, et se poursuivra au-delà. Les élèves de 5H à 8H répartis dans cinquante établissements scolaires sont guidés par trente professeurs et étudiants de la Haute école pédagogique (HEP) déjà formés à utiliser le robot.

Thymio se présente sous la forme d'un boîtier en plastique blanc. Il «connecte le monde abstrait de l'informatique aux expériences directes des élèves dans leur environnement», précise l'Etat du Valais.

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