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La justice encadre l'usage du «J'aime» de Facebook

Toute plateforme en ligne utilisant la célèbre icône devra informer ses clients que leurs données sont partagées avec les USA.

Le bouton «J'aime» de Facebook.
Le bouton «J'aime» de Facebook.
Keystone

Un site de commerce en ligne équipé du bouton «J'aime» de Facebook doit désormais informer ses clients qu'il partage leurs données personnelles avec le groupe américain, a jugé lundi la justice européenne. Les clients doivent donner leur consentement à ce partage.

La Cour de justice de l'UE (CJUE) a affirmé dans son arrêt que ces sites web étaient conjointement responsables avec le géant américain de la collecte et de la transmission de données personnelles de leurs clients.

La Cour avait été saisie par la justice allemande en 2016. L'Association de consommateurs de Rhénanie du Nord Westphalie (ouest de l'Allemagne) reprochait au site de vente en ligne de vêtements Fashion ID, propriété du groupe Peek & Cloppenburg, d'avoir transmis à Facebook des données personnelles de ses clients sans leur consentement. Saisi du litige, le tribunal de Dusseldorf (ouest de l'Allemagne) avait demandé son avis à la CJUE, basée à Luxembourg.

La Cour a précisé dans son arrêt que le site n'était en revanche pas responsable du traitement ultérieur de ces données par Facebook. Bitkom, fédération allemande représentant des entreprises du net, a critiqué cet arrêt, estimant qu'il accablait les sites web d'une énorme responsabilité et allait augmenter la bureaucratie.

(ats)

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