Passer au contenu principal

Le moteur de recherche Qwant lance une version suisse

Le groupe français, qui ne traque pas les données des internautes, se positionne en concurrent de Google.

Qwant.ch sera une plate-forme adaptée au contexte culturel, économique et médiatique national.
Qwant.ch sera une plate-forme adaptée au contexte culturel, économique et médiatique national.
DR

Qwant débarque en Suisse. Eric Léandri, président du moteur de recherche français, a annoncé mercredi à Genève le lancement de Qwant.ch, une plate-forme adaptée au contexte culturel, économique et médiatique national. Le site est disponible en français, allemand et italien. «On cherche quelqu’un qui parle romanche», a lancé Eric Léandri. Trois personnes seront recrutées par Qwant en Suisse, dans un lieu encore indéterminé.

Contrairement à son concurrent américain Google, Qwant ne conserve aucune donnée des internautes et ne fait aucune publicité ciblée. Les résultats des recherches des utilisateurs se veulent neutres – ils ne sont ni orientés par le profil des utilisateurs ni influencés par des motifs financiers. Sur Google et la plupart des bottins électroniques, l’hôtelier qui paie plus est mieux référencé.

Plusieurs scandales liés à des affaires d’espionnage ont incité la concurrence européenne à jouer la carte de la protection des données face aux géants technologiques américains. En Suisse, Swisscows a ainsi vu le jour.

Qwant? Swisscows? Les principes sont identiques. Pour des questions de moyens, ils se limitent pour l’instant à proposer un moteur de recherche. Ajouter d’autres services comme Google – courrier, gestions de dossiers ou autres images – ferait trop tourner leurs serveurs à ce stade.

Leur croissance demeure spectaculaire: Qwant attire 40 millions de visites mensuelles, contre une dizaine de millions un an plus tôt. Et les investisseurs – de l’éditeur Axel Springer à la Banque européenne d’investissement – ont permis à la jeune pousse de récolter 40 millions d’euros depuis son lancement. Le groupe recense 150 employés et devrait générer des ventes de 8 millions d’euros cette année.

La Suisse, qui a des lois restrictives en matière de protection des données, accueille un nombre grandissant d’entreprises spécialisées dans le cryptage ou le stockage numérique, du spécialiste genevois en courrier crypté, Protonmail, à Deltalis, une société de data centers, en passant désormais par Qwant.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.