Une réalité augmentée à l'échelle de la planète

Jeux mobile Niantic, l'éditeur de Pokemon Go, veut créer des jeux pour smartphones qui mélangent toujours plus le réel et le virtuel.

A l'été 2016, Niantic avait généré en à peine quelques semaines plus de 800 millions de dollars de revenus grâce à Pokemon Go.

A l'été 2016, Niantic avait généré en à peine quelques semaines plus de 800 millions de dollars de revenus grâce à Pokemon Go. Image: Keystone

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L'éditeur américain de jeux vidéos Niantic, spécialisé dans la réalité augmentée sur smartphone, veut construire la possibilité de se déplacer au quotidien dans des univers fantastiques mêlés au monde réel, comme dans Pokemon Go, son jeu phare lancé en 2016.

«Jouer ensemble, partout»

L'entreprise a dévoilé mercredi une série d'améliorations pour ses jeux (Ingress, Harry Potter: Wizards Unite) et sa plateforme de développeurs, et en a profité pour expliquer la mission qu'elle s'est donnée.

John Hanke, le fondateur de Niantic, imagine une réalité augmentée à l'échelle de la planète, où la technologie incite «les gens à s'extraire de leur canapé pour aller jouer ensemble» dehors, dans les parcs ou les cafés, n'importe où «les atomes rencontrent les octets».

La réalité augmentée permet de surimposer des animations au monde réel, via son écran (notamment celui du smartphone, mais pas seulement). Dans Pokemon Go, les joueurs chassent des créatures magiques qu'ils peuvent visualiser sur la table de leur salon ou sur la pelouse dans un parc.

Pour se rapprocher de sa vision, l'éditeur travaille à une meilleure intégration des éléments virtuels dans le réel, et vice et versa.

Niantic veut par exemple enrichir ses cartes numériques, qui donnent aux joueurs des informations virtuelles (où se trouvent les créatures) et aussi réelles (les monuments remarquables ou les magasins).

Photo de famille

A ce stade, les joueurs d'un certain niveau proposent d'ajouter des lieux (avec des photos et quelques mots d'explication) et l'éditeur a conclu des partenariats avec des grands groupes (comme Starbucks ou McDonalds), qui payent pour faire apparaître leurs établissements dans le jeu, lors d'événements ponctuels ou dans la durée.

Désormais les petites entreprises auront aussi cette possibilité, et pourront attirer les consommateurs avec des promotions.

«Les sponsors représentent une petite partie de nos revenus pour l'instant», a précisé John Hanke. «Mais cela s'intègre bien à notre mission d'aider les gens à découvrir des trucs cools autour de chez eux - le contraire d'Amazon en quelque sorte».

Le modèle économique de Niantic est fondé sur les micro transactions: les jeux sont gratuits, mais les joueurs peuvent acheter des objets virtuels qui leur permettent de progresser plus vite.

A l'été 2016, Niantic avait généré en à peine quelques semaines plus de 800 millions de dollars de revenus grâce à Pokemon Go, basé sur la franchise de jeux vidéo de Nintendo.

Depuis l'éditeur lui a ajouté de nombreuses fonctionnalités, pour encourager la sociabilité entre les joueurs: ils peuvent notamment s'échanger des cadeaux numériques et s'affronter par pokemon interposé.

Bientôt, ils pourront en plus visualiser les pokemons «compagnons» de leurs amis en chair et en os, en surimposition dans l'environnement réel, et les prendre en photo avec leurs humains.

Patates

«La réalité augmentée va refaçonner les expériences de divertissement de demain, et changer notre manière d'appréhender les mondes réel et numérique», prédit Kellee Santiago, responsable des relations avec les développeurs chez Niantic.

Le groupe investit en outre dans une plateforme d'outils technologiques de réalité augmentée, à laquelle d'autres éditeurs sélectionnés ont accès.

Cette année, le jeu de JCSoft, «Run to My Heart» («Cours vers mon coeur»), a remporté la première édition de «Beyond reality contest», une compétition «au-delà de la réalité» organisée par Niantic.

Ce jeu qui encourage le jogging se passe dans un monde virtuel où les personnes qui ne courent pas se transforment en patates.

L'éditeur américain a prévu d'allouer 10 millions de dollars, sur trois ans, pour financer un nouveau programme pour les créateurs en début d'année prochaine.

«Nous savons que les développeurs sont la clef pour inventer de nouvelles expériences qui amènent les gens à explorer et à se connecter avec le monde réel», indique Kellee Santiago.

La plateforme - baptisée «Real World» ou «monde réel» - comportera «bientôt» un outil de réalité augmenté dernier cri, qui permet au personnage animé de se dissimuler derrière un mur ou un objet, au lieu de flotter devant, d'une façon peu crédible. S'intégrer dans le monde réel signifie aussi pouvoir disparaître de l'écran. (afp/nxp)

Créé: 06.11.2019, 16h27

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