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Les robots veulent lever des fonds mais surtout rassurer les humains

La robotique suisse présente à l’EPFL ses plus belles réussites pour briller loin à la ronde

Doctorante en robotique, contrôle et systèmes intelligents, Carine Rognon a conçu "Flyjacket", une combinaison qui permet de piloter un drone en se servant des mouvements de son corps.
Doctorante en robotique, contrôle et systèmes intelligents, Carine Rognon a conçu "Flyjacket", une combinaison qui permet de piloter un drone en se servant des mouvements de son corps.
Patrick Martin

Des drones de livraison pliables, des systèmes de rééducation pour des victimes d’AVC, des exosquelettes pour faire marcher des personnes handicapées, une combinaison permettant de piloter un drone grâce au mouvement de son corps ou encore la robotique «en essaim», qui préfigure l’enseignement de demain: pour découvrir les différents états de la matière (solide, liquide, gazeux), les écoliers pourront ainsi par exemple reproduire le comportement des atomes sur de petits robots (voir la vidéo ci-dessous).

Les robots qui vont modeler le futur, transformant la société au passage, sont déjà là. Jeudi, une cinquantaine d’entre eux ont envahi le SwissTech Convention Center de l’EPFL, à l’occasion de la troisième édition du Swiss Robotics Industry Day. La rencontre, organisée par le Swiss National Centre of Competence in Research Robotics et le Pôle de recherche national robotique, vise à réunir chercheurs, industriels et investisseurs au même endroit.

En plus de l’incontournable recherche de financements et de partenariats grâce aux nombreuses démonstrations de modèles encore au stade de prototypes, l’événement était aussi l’occasion de rassurer sur un sujet qui alimente autant de fantasmes que de peurs. Sur les stands, tous les chercheurs, insistant sur le fait que les robots devaient rester au service de l’homme, louaient ainsi toute l’aide que la robotique ne manquerait pas d’apporter à l’humanité.

«Les robots vont nous poser de très profondes questions éthiques que nous ne pouvons pas éluder»

Relevant la dernière couverture du magazine The New Yorker, où l’on voit des robots diriger le monde et donner une pièce à un humain qui mendie assis sur le trottoir, Martin Vetterli, président de l’EPFL, n’a pas éludé la problématique: «Les robots vont nous poser de très profondes questions éthiques que nous ne pouvons pas éluder.»

Les différentes conférences, ateliers ou tables rondes de l’édition 2017 auront aussi servi à ça. Pour autant, la journée étant exclusivement conçue pour l’industrie, la dimension business a constitué la part du lion.

En témoigne le message délivré par un industriel, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, ministre de tutelle de l’EPFL: «La Suisse est au top de l’innovation. Et grâce à son plein-emploi, on peut la qualifier de «petit paradis» (ndlr: en français dans le texte, le reste en anglais) qui mérite tous nos efforts pour être protégé. Une nouvelle révolution technologique est en marche, nous devons l’accompagner au mieux. La Suisse est le meilleur endroit au monde pour assurer cette mission.»

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