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Uber au coeur d'un vol de technologies

Un ingénieur d'Uber devra restituer à son ex-employeur Waymo des secrets commerciaux volés sur les voitures sans chauffeur.

Anthony Levandowski (ici), ex-ingénieur chez Waymo, est accusé d'avoir volé 14'000 documents lors de son départ, grâce auxquels il aurait lancé sa startup, emsuite rachetée par Uber. (Image d'archive - 13 décembre 2016)
Anthony Levandowski (ici), ex-ingénieur chez Waymo, est accusé d'avoir volé 14'000 documents lors de son départ, grâce auxquels il aurait lancé sa startup, emsuite rachetée par Uber. (Image d'archive - 13 décembre 2016)
Keystone

Un juge américain a ordonné lundi à un ingénieur d'Uber, au centre d'une affaire de vol de technologies, de restituer à son ancien employeur Waymo des dossiers confidentiels qu'il aurait emportés en quittant cette filiale d'Alphabet (Google) travaillant sur les voitures autonomes.

Cette injonction édictée par le juge William Aslup, dont le texte a été rendu public lundi, n'est toutefois pas allée jusqu'à demander l'arrêt complet du programme de voitures autonomes d'Uber, comme le souhaitaient les avocats d'Alphabet.

L'affaire est partie d'une plainte déposée en février par Waymo accusant un de ses anciens responsables, Anthony Levandowski, d'avoir dérobé des données techniques quand il avait fondé sa propre entreprise, Otto, qui a ensuite été rachetée par Uber.

14'000 dossiers

«Waymo a fourni un dossier convaincant selon lequel Anthony Levandowski a dérobé plus de 14'000 dossiers de Waymo, et que Uber le savait, ou aurait dû le savoir lorsqu'il a intégré l'entreprise», a expliqué William Aslup dans son injonction.

Le juge Aslup, d'un tribunal de San Francisco (Californie), a ordonné à Uber de faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher que les données dérobées à Waymo soient utilisées par l'entreprise de réservation de voiture avec chauffeur. Celle-ci doit remettre toutes les copies des dossiers volés d'ici la fin du mois à Waymo, ou au tribunal.

En outre, Anthony Levandowski se voit interdire de travailler sur tout ce qui touche aux systèmes LiDAR chez Uber.

Système de détection

Ces systèmes, dans lesquels Waymo affirme avoir investi «des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d'heures d'ingénierie», sont les capteurs laser permettant à un véhicule de détecter les voitures, piétons ou autres obstacles autour de lui.

Le juge Alsup avait transmis la semaine passée l'affaire au département de la Justice afin que celui-ci «enquête sur le vol éventuel de secrets commerciaux». Il avait précisé avoir fait cette demande sur la base des «preuves disponibles» mais ne prenait pas position «sur le point de savoir si des poursuites étaient justifiées ou non». Cela laissait au ministère de la Justice la possibilité d'ouvrir ou non une enquête au pénal.

Le service de réservation de voiture avec chauffeur cherche à développer la technologie des voitures autonomes, pour laquelle il a acquis la startup Otto l'an dernier. Anthony Levandowski, cofondateur de cette startup qui employait 90 personnes, s'était vu confier dans un premier temps par Uber la responsabilité de développer la technologie des voitures autonomes. Mais Uber l'a rétrogradé fin avril pour l'écarter des travaux sur les LiDAR tant que le conflit avec Waymo n'avait pas trouvé d'issue.

Waymo affirme qu'Anthony Levandowski avait téléchargé en décembre 2015 plus de 14'000 fichiers d'un serveur confidentiel sur un ordinateur portable qu'il a pris avec lui pour fonder sa startup.

(AFP)

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